B. ÉLÉVATION
Ce déplacement est extrêmement rare et ne se trouve même pas imentionné dans la plupart des ouvrages : cependant, malgrésa rareté, il mérite d’être connu, J'ai eu connaissance d’un fait dans lequel il existait à un degré très prononcé et donnait lieu à des accidents fort graves : ainsi la malade ne pouvait se redresser sans éprouver des tiraillements extrêmement douloureux, souvent des nausées et même des vomissements ; les simples mouvements étaient même assez douloureux. Ces accidents se prolongèrent pen dant six mois, époque à laquelle ils disparurent après avoir diminué graduellement.
L’élévation ne peut être due qu’à des tumeurs qui soulèvent l'utérus ou à des adhérences que cet organe a contractées pendant qu’il y était physiologiquement ou anormalement développé ; c’est à de semblables adhérences qu'était due l'élévation dont j'ai déjà parlé.
Le diagnostic de cette maladie n’est pas difficile : quand la matrice est soulevée par une tumeur, la constatation de cette dernière n’offre pas de difficultés ; quand au contraire elle est suspendue par des adhérences, on sent, en faisant alternativement fléchir et redresser la femme, que Putérus suit les mouvements du tronc.
Le pronostic de cette affection dépend de la cause qui la produit : quand elle est due à des adhérences, on est presque certain que celles-ci se relàcheront assez pour permettre à l’utérus de reprendre sa position normale ou à peu près; dans le cas contraire, la tumeur est la maladie qui doit surtout attirer l'attention.
Le traitement de l'élévation se borne évidemment à des soins hygiéniques quand elle est causée par des adhérences, et ne doit pas modifier celui de la maladie principale quand elle a son origine dans les tumeurs du bassin.