‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 185 sur 302 · MOYENS CURATIFS · texte numérisé non relu

MOYENS CURATIFS

A. Compression directe immédiate. — Ce n'est n..« mi lo „ Jdont d^a été question en parlant des ^^l^^: Sl^;^

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;i6 MALADIES DES VEINES.

suture entortillée, constitue un mode décompression ([ui se rapproche de celui de Delpech ; mais il est plus simple, puisqu'il ne nécessite ni incision de la peau ni déiiudation delà veine.

Proccilé fie Saiison. — C'est une pince terminée par deux plaques ovalaires qui sont rapprochées par deux vis de rappel placées l'une à six lignes au-dessus, l'autre à six lignes au-dessous de la tige transversale. Le tronc veineux est soulevé avec la peau qui le recouvre, et l'on serre la base du pli de manière que la veine se trouve à son sommet et au-dessus des mors. On change ceux-ci de place toutes les vingt-quatre heures pour éviter la mortification des téguments, circonstance qui cependant ne nuirait pas toujours au succès. Il sera question du procédé de G. Breschet qui est basé sur celui-ci, quand je traiterai dn varicocèle. L'application du procédé de Sanson est facile à la cuisse, où il n'y a qu'une veine ; mais son application ne suffit pas, les anastomoses rétablissent bientôt les veines des jambes. Si l'on voulait appliquer ce moyen sur la jambe elle-même, le nombre des varices, le peu de mobilité des veines, la tension de la peau, constitueraient des difficultés presque insurmontables.

B. Ligature. — Procédé île BèclartI. — Après avoir incisé la peau qui recouvre la veine, on passe sous ce vaisseau un stylet qui porte un fil ; nœud ordinaire; section du vaissau au-dessus du nœud. Il me semble qu'on pourrait construire un instrument qui ne ferait qu'une petite ouverture à la peau, et qui cependant entourerait le vaisseau d'un fil. M. Sédillot [Méd. opér., 2'= partie, page 203) parie d'un procédé analogue. Béclard d'abord ne faisait pas la section de la veine. Il la pratiqua pour éviter les accidents mortels qu'il observait. Après avoir lié, il coupe donc la veine entre la ligature et le cœur , exerce une compression sur le bout supérieur, afin d'empêcher la phlébite de de se propager vers le centre circulatoire.

Procédé de Keyna»d. — Reynaud (de Toulon ) pvatiquait la ligature médiate des anciens. Il passait un fil sous la veine, appliquait . un rouleau de bande sur le pont de peau qui se trouve entre les deux piqûres traversées par le fil , et nouait celui-ci sur ce globe. Au fil de lin j'ai substitué le fil d'argent, qui provoque une inflammation beaucoup plus limitée. Je décrirai ce procédé en parlant du vancoccle.

C Suture -Procédé de ]fl. Velpea.i. -Ce professeur passe • une épingle sous la veine et' fait sur elle un 8 de chiffre ; le fil entoure l'épingle comme on le fait sur la tige métallique qui sert à fixer les lèvres d'une plaie qu'on réunit par la suture entortillée ; ce iil étrangle les tissus, lesquels sont mortifiés avec la veine. M. Velpeau fait le plu-

grand cas de ce procédé. , . i. ,

Procédé de M. »avat. - Il souleva la veine jugulaire d un chien avec le poilGè et l'indicateur gaucho; il passa an- dessous du

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