‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 191 sur 302 · DEUXIÈME SÉRIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME SÉRIE

A E™RPA™N.-Elleesttotnleoupartielle.J.-L.Pelil,quiasurloul pvatiMué l extirpation, conseille de cerner la tumeur en incisant sr/es plis <le la clrconféreuce où les tissus sont satns, car atit c- " n n wrait se produire une hétnorrl.agie fort iuqu.étan.ee die à arrêter. War drop a vu périr entre ses ma.ns un jeu"e en ant de d X urs auquel ,1 enlevait une tumeur érectile s.tuce » M'^P 7 léricure du cou. Il est bon d'avoir égard au précepte de J.-L. Peut, dè no er ëfait de Wardrop et d'autres analogues clés dans la the^ e M De Vance. Cependant M. Lallemand a prouvé que les crantles e J L Pe il n'étaient pas toujours fondées. Dans un cas ou 1 c.tu-patLompîète de la tun'eur eut produit une trop grande dtton le Tta icmand se contenta d'en enlever une l- tie; . avec des épingles, la guériso., l'ut prompte et complète. Gibson (de P^tUa e ph ) proi ose d'extirper la tumeur par portions et en plus, u -s iem cl aque (ois il lie les vaisseaux divisés : on vott encore qu d ne rr.; pa Tes craintes de Petit. Depuis que j'ai écrit ce qu on vient de 1 re je me suis convaincu , par un fait très remarquab e que ex- : . „„„t êirp faite et doit être laite dans cerlams cas. amsi j ai X runCr Srettle qui occupait toute la voûte pala^^ pu arrêter l'hémorrhagie, à la vérité très abond nie. P» ^1 i iouge^ Lpuis encore, j'ai extirpé d'un seul coup -'"[^^l^^^^ région temporale qui avait résisté a la «»™P'-f \ j ' h fa cautérisation. Cette extirpation a nécessite la I gature des d bouts d'une bianebe de l'artère temporale, l a. lem P I e™«e intention et j'ai obtenu une guérison en '^''^''^^l'^^^^Ze,^

fondement, et quand d est aaiicne, uni^u

"tZ^^^t lumcurs du ne., de l'oreille, des lèvres, qu'on

TUMEURS ÉUECTILES. 63

pourrait employer ce procédé; mais auparavant on devra tenter les autres moyens. .l'ai observé un cas où tout l'avant-bras était jn-is ; if y avait indication pour l'amputation du bras. Le praticien au(|uel le malade était conlié n'osa pas prendre un parti : le malade mourut d'hémorrliagie.

C. Cautéris.\tion. — Cniitèi-e actuel. — Le cautère actuel, préconisé par Dupuytren, a eu un plein succès entre les mains de M. Maunoir. Il convient de le réserver pour les cas où le tissu érectile accidentel est trop confondu avec les tissus environnants pour permettre une extirpation complète; le feu peut alors être employé comme complément d'une extirpation après laquelle quelques portions des tissus malades n'auraient pu être complètement enlevées. C'est ainsi qu'après l'extirpation dont je viens de parler, il restait des parcelles de la tumeur très adhérentes au palais: je les détruisis par le fer incandescent.

Caiistiques. — \" procédé de M. Wardrop. — D'après M. Tarral, dont j'ai cité le travail, M. Wardrop aurait obtenu de beaux et nombreux succès par la potasse caustique employée comme je vais l'indiquer. M. Tarral regrette, avec raison, que les'faits qu'il publie et qui viennent de M. Wardrop, ne soient pas assez détaillés. Je le regrette beaucoup plus encore : car il y a quelque chose de merveilleux 'dans la pratique de M Wardrop qui ne manquera pas d'éveiller les méfiances de la science. Si les confrères ne doivent jamais être méfiants, la science doit l'être toujours, c'est mêmeà cette coiidiiion qu'elle marche droit et vite. Quoi qu'il en soit, le procédé de M. Wardrop doit tixer l'attention des chirurgiens, et l'on devra l'expérimenter, car il promet beaucoup; employé convenablement, il paraît sans danger Voici comment on doit procéder : on applique sur la tumeur un emplâtre de diachylon percé comme pour l'application d'un cautère de manière à limiter suffisamment l'action de la potasse caustique Celleci est taillée en crayon avec lequel on frotte sur le point de la tumeur laiss.' à découvert par le trou pratiqué au sparadrap On frotte jusqu'à ce que la couleur de la peau indique la formation de l'escarre Apres deux ou trois jours, si l'on craint que l'escarre ].e soit pas assez prolonde, on réitère la cautérisation sur le même point, ou plus ou raoms loin, si la tumeur est volumineuse. On ne touche pas l'escarre et peu a peu la tumeur se fond. '

■Fpocéaé .le- liéraiMl. — Ce professeur préférait la pâte de Vienne et procédait ainsi qu'il suit: On donne à la région une silnat'on qm mette la tumeur en saillie, de manière (lu'ellesoit la partie la pius élevée. La pâte a au.ssi moins de tendance à glisser. Un organe tieluatdans le voisinage, l'œil, par exemple, devra être proté«é nar un morceau <le diachylon. Il n'est pas nécessaire de cerner, comme

6a MALADIES DES VAISSEAUX CAPILLAIRES SANGUINS.

tantôt, avec ce sparadrap, la partie à opérer ; son emploi pourrait même l'aire manquer le but qu'on se propose, car si 1 emplâtre n adhère pas dans tous les points du contour, quelques parties du caustique plus molles ou délayées par le sang se glisseront sous 1 emplâtre, et causeront des dégâts d'autant plus graves, que le diachylon cache à la vue les tissus que le caustique désorganise. La pâte de Vienne est préparée à l'instant même, comme je l'ai indiqué dans mes Prolégomènes (page 50 du tome I) . L'épaisseur, la largeur de la couche du caustique seront en rapport avec la tumeur. Il n'est pas nécessaire, d ailleurs d'aller jusqu'aux lirnites du mal. On irait jusqu'à 3 mdlimètres de la circonférence que ce serait suffisant. Letfet instantané est l'écoulement d'un peu de sang qui traverse la couche de caustique, se coagule imparfaitement, et tend à couler, entraînant la pate délayée; on enlèvera aussitôt ce qui s'écoule avec une spatule ou des bourdoimets de charpie. Cinq à six minutes suffisent pour qu une tumeur cutanée soit détruite dans toute son épaisseur. Rarement le sang suinte en assez grande abondance pour entraîner tout le caustique ; si cela arrivait, on devrait immédiatement enlever la pâte dont l action ne pourrait plus être dirigée convenablement. Après l'enlèvement du caustique, le sang coule assez abondamment, l'hémorrhagie est touiours prévenue par une compression légère.

Une seule application de la pâte suffit pour détruire en totalité une tumeur peu épaisse. Quand sa base n'est pas comprise dans escarre on reconnaît à travers la membrane des bourgeons vasculaires la présence du tissu érectile, car sa couleur est plus toncee que celle des bourgeons ; si cette couche du tissu morbide restant est peu epaiss , on peut l'abandonner à elle-même. On voit alors, à mesure que sa c catrisation s'opère, les bourgeons s'affaisser; une .^PP^^^^^^ .^^ " trate d'argent suffit quelquefois pour tout terminer. Cependant e préfère une nouvelle application du caustique fle j^^""^.;/^.',^'''^ H alors sera très mince. On ne saurait croire toute 1 mnocmte d un pa- f reil moyen appliqué aux tumeurs superficielles, à celles qui ne dépassent pas la peTu ; rien n'est mieux constaté que l'efficacité de ce moye^^

dans ce cas Mais dans certaines régions je préférerais encore l extpation ainsi au crâne, à la face. Ici il y a surtout le grand avantage de ne nas laisser de cicatrice difforme, disgracieuse.

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bien pédiculée, ce qui est fort rare. Dans les autres^as, d «pves ^'^^ e Bell on a traversé le centre de la tumeur avec ime aiguille enra nant un fil qu'on dédoublait et avec lequel on ^^«3-^^-;^portions de la masse morbide. M. Gensoul soulevé «^^^^^ h bas quand les tissus environnants le lui permettent, et '-^PP^'^"^ "^J un lien unique. Keate traverse la base de la tumeur avec une seule a.

TUMEURS ÉRECTILES, gr,

guille; il on ajoute quelquefois une autre qui croise la première et applique le lien entre les aiguilles et la peau saine.

La ligature de la tumeur est considérée comme un procédé peu sûr et focilitant la dégénérescence de la tumeur; on lui reproche îyussi (l'avoir donné lieu à de très vives douleurs, d'avoir occasionné des hémorrhagies et provoqué des convulsions.

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