RACHITISME
Les connaissances positives sur le rachitisme sont tout à fait modernes. Selon Glisson , qui le premier a écrit l'histoire de cette maladie, ce serait vers 1620 qu'elle se serait déclarée dans la partie occidentale de l'Angleteri'e. Elle fut appelée the nckets , d'où le nom de Rickais, Riquets, infligé aux enfants atteints de rachitisme. Il est certain que de toute antiquité ou avant Glisson, on avait observé des symptômes isolés du rachitisme, mais le groupe de ces symptômes qui déterminent la maladie, ce groupe n'a été établi que par les modernes, et Zaviani, malgré ses efforts et sa longue discussion sur l'ancienneté de la maladie, n'a pu prouver le contraire. Après les travaux de Glisson viennent ceux de Mayow, de J.-L. Petit, de Portai, et tout récemment, au point de vue anatomiquc, Stanley, MM. Guersant et Rufz. C'est surtout ce dernier médecin qui a émis les idées qui ont cours aujourd'hui sur la structure des os raclntiques. La justesse des idées de M. Rufz a été plus particulièrement confirmée par les travaux de M. Guérin, dont je donnerai le résumé.
(Daiifses. — C'est principalement en Hollande, en Angleterre et dans le nord de la France qu'on observe le rachitisme. La différence de la constitution ne paraît pas avoir une influence aussi considérable qu'on pourrait le croire d'abord sur le développement du rachitisme. 11 est des enfants bruns, avec les apparences de la force, qui sont cependant atteints de celte maladie, tandis que certains enfants blonds et frêles n'en offrent aucune trace. Sur vingt sujets observés par M. Rufz, deux seulement étaient blonds, les autres étaient bruns : il est h remarquer que cinq d'entre (!ux avaient des poils sur le front , les lèvres et les bras. C'est presque constamment à l'époque de la première et de la deuxième dentition que le rachitisme apparaît, et l'on noiera que c'est tai à cet