COMPRESSION
Les corps étrangers ne causant aucune douleur quand ils occupent certains points de l'articulation, on a conseillé de les pousser et de les contenir sur ces points. On espère que , longtemps retenus dans la même position , ils contracteront des adhérences qui ne leur permettront plus de s'interposer entre les extrémités articulaires, ou bien qu'ils finiront par être absorbés. Quoi qu'il en soit, on a employé la compression pour parvenir à ce but : longtemps prolongée, elle a pour toujours empêché le retour des accidents, ce qui a été malheureusement très rare; quelquefois elle a diminué le nombre des accès; quelquefois aussi elle n'a eu aucun résultat avantageux : alors il faut joindre à la compression le repos absolu de l'articulation. Au genou, on cherche à pousser le corps étranger sur un des côtés ou au-dessus de la rotule. Je ferai observer, en passant, que quelquefois c'est quand le corps étranger est en rapport avec cet os qu'il cause le plus de douleur; dans ces cas on l'en éloignera. Le bandage doit être construit de manière à pouvoir permettre les mouvements du membre inférieur, si c'est au genou. La genouillère lacée est le moyen le moins gênant et qui compte le plus de succès. Si les corps étrangers étaient au coude, on pourrait plus facilement condamner au repos complet le membre supérieur.
Je dois noter qu'il n'est pas toujours facile de diriger le corps étranger sur tel ou tel point de l'articulation. Les difficultés augmentent quand il y a plusieurs de ces corps.
(i) Gazello de» hôpitaux, 1839, n» 309.