CONTUSION
La contusion des muscles a été peu étudiée. M. AUison a cherché à établir que le muscle contus se trouvait dans quatre états différents (1). Il peut y avoir seulement une espèce de stupéfaction (avec contraction tonique ou permanente, ou avec relâchement), les nerfs étant affectés par la chute ou le coup à peu près comme l'est le cerveau dans la commotion.
Si le muscle a subi la contusion pendant qu'il se contractait , il reste engourdi dans la contraction atonique ou le relâchement aussi longtemps que le malade garde le repos ; mais s'il veut contracter les muscles, celui-ci est pris d'un tremblement violent et douloureux, d'une contraction irrégulière spasmodique, et le membre auquel il appartient ne peut garder sa position normale. Il y a, dans le muscle contus, une extravasation sanguine et des déchirures qui peuvent produire la suppuration.
Tout cela est fort incomplet. Ce qui doit être noté dans ce paragraphe, c'est l'engourdissement, quelquefois la paralysie des muscles contus et la persistance de cet état qui peut résister aux antiphlogistiques, au galvanisme, à l'électro-puncture, et amener l'atrophie musculaire.