III. — Ponction
La ponction est moins dangereuse que les deux opérations précédentes, caries succès balancent à peu près les insuccès; ce qui prouve ce que j'ai avancé, que l'hydropisie de l'encéphale complique le plus souvent sa hernie. C'est surtout à Robert Adaras, de Dublin, qu'on est I redevable des succès. Il a publié la relation des opérations qu'il apra- : tiquées, dans le journal intitulé Dublin journal of médical and chemical science, n° 6. La ponction est, en effet, une opération plus rationnelle que les précédentes ; car, faite avec précaution sur le pohit où la tumeur est transparente ou fluctuante et avec les trocarts très déliés qu'on fabrique aujourd'hui, on peut vider peu à peu l'eau du sac, et exercer ensuite une compression capable de faire rentrer la portion du cerveau herniée. Il y aiira surtout possibilité de réduction, s'il existe de la sérosité non seulement dans le sac herniaire, mais dans le crâne. Alors la portion du cerveau qui était herniée prend la place de la sérosité; elle n'a pas besoin, pour se loger, de comprimer le reste de l'encéphale. D'ailleurs, comme les autres hernies, celles-ci peuvent avoir des kystes en dehors du sac ; par la ponction on les vide ; les moyens compressas agissent alors plus directement sur la tumeur. Quels que soient l'opération et le moyen mis en usage, resteront toujours de grandes diflicultés pour la cure radicale. Remarquez qu'il s'agit surtout ici d'une hernie congénitale , c'est-à-dire d'un vice de .conformation qui porte autant sur l'encéphale que sur les parois du crâne. U ya un déplissement des circonvolutions cérébrales, un amincissement, un allongement des lobes, qu'aucun moyen chirurgical ne pourra ramener à l'état normal. Si dans les hernies il n'y avait que le fait physique d'une ouverture trop large , d'uiic cavité qui a laissé
MALADIES DU CHANË.
franchir aux viscères les bornes qui leur sont naturellement assignées, rien ne serait plus facile que la gucrison des hernies ; mais il y a malheureusement autre chose, il y a des dérangements dans l'organe luimême.