‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoireChapitre 103 sur 266 · FIL. — ACCIDENTS DE LA SAIGNÉE · texte numérisé non relu

FIL. — ACCIDENTS DE LA SAIGNÉE

La saignée la plus facile et la mieux exécutée, comme là plus difficile, peut être suivie d’accidents. Par exemple, la douleur est une circonstance qui est quelquefois tout à fait indépendante de l'opérateur. L’anatomiste le plus ha bile ne pourra jamais se flatter d'éviter, à coup sûr, un filet des nerfs cutanés. Autrefois on attribuait à tort cet accident à la lésion du tendon du biceps et de l’aponévrose de cette région. Le repos, les émollients font cesser la douleur, qui est quelquefois très vive.

La syncope arrive le plus souvent chez les sujets faibles ; cependant les personnes les plus vigoureuses n’en sont pas exemptes. Je l'ai plus sou vent remarquée chez les hommes que chez les femmes. Pour la combattre et la prévenir, rien de mieux que la position horizontale. On doit toujours saigner dans son lit un sujet qui a des dispositions à se trouver mäl. Quand on voit arriver la syncope, on doit ralentir et même suspendre l'écoulement du sang, faire respirer largement le malade. Des aspersions froides sur la tête, sur l’épigastre ; du vinaigre, des excitants, tels que l’eau de Cologne, l’ammoniaque, etc., pourront être placés sous les narines pour exciter la muqueuse nasale, (Voyez ce que j'ai dit de la syncope en parlant des accidents des opérations.) | |

Le thrombus est une infiltration de sang dans le tissu cellulaire ; il a lieu

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