SÉTON. === COMPRESSION
d'accidents graves. 2° Dans les anévrysmes et dans les tumeurs érectiles veineuses ou artérielles, on ne doit employer que le perchlorure à 30 degrés, ou mieux à 20 degrés aréomètre Baumé, dans la proportion de cinq gouttes à 30 degrés, dix gouttes à 20 degrés, pour une quantité de sang équivalant à 3 centimètres cubes. 3° Le perchlorure à 45, à 49 degrés peut être employé comme hémostatique pour arrêter soit des hémorrhagies profondes, des hémorrhagies en nappe à la suite des opérations, soit encore des hémorthagies secondaires après les amputations. 4° Le perchlorure à 15, à 20 et à 30 degrés peut être employé avantageusement dans des kystes hématiques, en particulier dans les kystes hématiques du cou. 5° Dans quelques cas, le perchlorure à 30 et 49 degrés peut être employé comme modificateur des plaies en suppuration (1).
$ 9. — Séton.
Le docteur Jameson (de Baltimore) a traversé la carotide d’un mouton avec une aiguille à suture qui portait une lanière de peau de daim; il en a fait de même pour l'artère carotide d’un chien. Il a déterminé une artérite limitée et oblitérante avec épaississement des parois. MM. Worms et Amussal ont répété ces expériences. Le premier a observé les résultats de M. Jameson; le dernier n’a produit que quelques petits caillots, mais non l’oblitération. Cette différence s'explique par la différence de volume des vaisseaux sur lesquels on a opéré. Quand M. Amussat s'est placé dans les conditions des autres expérimentateurs, il a obtenu les mêmes résultats. J usqu’à présent ces essais n’ont été que curieux. :
ARTICLE EL Hémostatiques de la seconde série.
8 4. — Compression.
La compression (2) est un moyen hémostatique qui agit mécaniquement sur un point plus ou moins étendu d’une artère ou d’un anévrysme. La durée de la compression, ses divers modes, en ont fait établir plusieurs espèces. Ainsi il y a : 1° la compression provisoire, celle qu'on exerce pour suspendre la circulation dans une partie qui va devenir le théâtre d'une opération ; 2° la compression permanente où définitive, celle qu’on emploie pour arrêter définitivement le sang dans une artère ou dans une tumeur sanguine. J'ai déjà parlé de la première dans les Prolégomènes, quand j'ai
(4) J'ai indiqué à la page 609 les résultats les plus récents obtenus par les injections coagulantes dans le traitement des anévrysmes. (FANO.)
| (2) Voyez ce que nous avons dit à la page 613 de la compression appliquée au traitement des anévrysmes, (F.)
posé les règles générales des opérations ; ici il va être question dé la com pression permanente, définitive.