Ï. — SANS CONDUCTEUR
A. PREMIER PROCÉDÉ. — Le bistouri pénètre par une ouverture déjà faite, ou‘on le plonge perpendiculairement dans une cavité anormale. On
abaisse le manche, le tranchant dirigé en haut ; le dos forme alors un angle de 45 degrés avec la peau ; on fait marcher l'instrument de manière à lui faire tendre et inciser la peau ; il est eusuite relevé perpendiculairement, et on le retire.
Pour inciser contre soi par ce procédé, on prendra le bistouri en première position, la pointe en arrière. (Voyez fig. 58, page 146.)
BP. DEUXIÈME PROCÉDÉ. — On fait un pli à la peau, comme je l'ai déjà indiqué; le bistouri, tenu en quatrième position, est enfoncé jusqu'au talon, à la base du pli; en le retirant, on coupe jusqu’au sommet de ce même pli.
C. ŒROISIÈME PROCÉDÉ. — Il existe déjà une incision, mais on désire lui en joindre une autre : pour cela, on enfonce un bistouri à plat sur un point de cette incision ; on fait exécuter à l'instrument un mouvement de bascule ; le manche abaissé, la pointe se relève et perce [a peau; il y a alors un pont entre la pointe et le talon du bistouri. On dirige le tranchant en haut, et le pont est coupé à mesure qu'on retire l'instrument.
D. QUATRIÈME PROCÉDÉ. — Il est employé pour les amputations. On saisit et l’on soulève avec la main gauche une portion de peau, on traverse la base de cette espèce de pli, vers la racine du membre, avec un bistouri ou un couteau tenu à plat; dirigeant alors le tranchant vers l'extrémité oppose du membre, on taille un lambeau.