XVI ÉLOGE DE VIDAL (DE CASSIS
RL
ÉLOGE DE VIDAL (DE CASSIS). XVII des serres-fines ; on à exhumé les crochets, les boucles, les agrafes de l’antiquité ; on a ressuscité des insectes crochus qui saisissaient intelligemment les bords de la plaie, insectes que l’on tuait sur place, et qui n’en persistaient pas moins dans leur fonction unissante ! » Il prouve ensuite que les instruments auxquels on à comparé les serres-fines ne sont en réalité que des movens unissants, qui se rapportent aux sutures avec tiges, telles que la suture entortillée, ou bien analogues à la suture faite par Dieffenbach, avec des épingles fines qu’on laisse dans la plaie, et dont les extrémités sont courbées l’une vers l’autre. « Quant aux insectes, ajoute-t-il, je n’en dirairien, car j'écris ici très sérieusement. »
Aujourd’hui personne, je pense, n'aura l’idée de disputer à Vidal le mérite de son invention. Sans penser, comme lui, que les fils et les épingles qui traversent les chairs dans les sutures sont des conducteurs le long desquels l’érysipèle peut s’insinuer dans les tissus sous-cutanés, et devenir ainsi de nature phlegmoneuse, nous avons tous employé les serres-fines, et il n’est aucun de nous qui n'ait eu l’occasion de s’en servir utilement.
C’est surtout pour la réunion des lèvres de la plaie qui succède à l’opération du phimosis, que Vidal reconnut l'utilité des serres-fines. C’est même, je crois, à cause de la longueur du temps nécessaire pour faire une suture à points séparés, et en cherchant à remédier à ses inconvénients et à son inefiicacilé pour maintenir en contact les deux feuillets du prépuce, qu'il eut la première idée de son invention.
Pendant qu'il était chirurgien de Lourcine, ayant reconnu l'opinitreté du catarrhe utérin, il tenta de faire cesser l’écouiement qui en résulte en pratiquant dans l'utérus des injections de nitrate d'argent. Il s’en loue beaucoup dans un mémoire qu'il a publié sur ce sujet, et je suis porté à croire qu'il à raison.
IL y eut sans doute quelque hardiesse à mettre une solution caustique en contact avec une membrane muqueuse qui passait pour avoir une cffrayante susceptibilité ; il y en eut une plus grande encore à injecter cette solution dans la matrice qui, par l'intermédiaire de la trompe utérine, communique avec la cavité péritonéale ; mais Vidal ne se décida à cette opération qu'après l'avoir répétée un grand nombre de fois sur le cadavre, et après avoir reconnu qu'il n’y à jamais de danger à injecter brusquement quelques gouttes
+ d’une solution contenant 5 centigrammes de nitrate d'argent pour 20 grammes d’eau distillée. | | Gette pratique, qui donnait des résultats satisfaisants, fut pour son auteur l'occasion d'assez vives contrariétés dont il parle encore en 1853 : « Ces x injections, dit-il (4), ont d’abord rencontré une forte Opposition dans les cours, dans les journaux ; puis s’éleva la question de priorité, ce qui prou- Vait déjà un véritable succès. J'ai été obligé de me défendre alors d'avoir inventé ce moyen. J'ai dit que je ne prétendais qu'au mérite de l'avoir
(1) Traité des maladies vénériennes.
‘se
AD TOI 05 EDIT. b