Y. — CAUSTIQUES A L’ACIDE NITRIQUE ET A L’ACIDE SULFURIQUE
Le docteur Rivallié (1), avec l'acide nitrique concentré, arrose une couche de charpie qui devient une pâte cautérisante. L’acide nitrique avait déjà été employé ainsi par M. Moulaud, mon ancien maître, comme on pourra le voir quand je parlerai de la cautérisation de la pustule maligne.
Il y à aussi le caustique nor employé par M. Velpeau. C’est de l’acide sulfurique que l’on mêle à du safran pour faire une pâte noire (2). Après son application ce caustique forme une croûte dure. Il ne fait pas saigner,
(1) Union médicale, septembre 1849.
(2) La formule du caustique sulfo-safrané de M. Velpeau est la suivante : 2 Poudre de safran. . , . . 10 grammes, Acide sulfurique, . . . . 20 —
On étend cette pâte noire, à l’aide d'une spatule, sur la partie qu’on veut détruire, en couche d’une épaisseur de 2 à 4 millimètres, de manière à ne pas dépasser les limites du mal; on la laisse ainsi à l’air jusqu’à ce qu'elle se sèche: il se forme bientôt une croûte que l’on couvre d’une bande ou d’une compresse et qui durcit rapidement.
(FANO
comme cela arrive, par exemple, à la pâte de Vienne. J'avais un fongus à cautériser ; de temps en temps il PAL beaucoup : avec ce caustique l’inconvénient disparut.