RÉUNION
La réunion s'opère par quatre moyens principaux : la posifion, le bandage,
les agglutinatifs, la suture et les serres-fines. 4 ARTICLE I,
Position.
Dans tous les cas, on cherche à placer les parties à l’état de relâchement, à l’état de repos. Il est ainsi plus facile d'agir sur les lèvres de la solution de continuité. Tout le monde est d’accord sur ce point, quand il s’agit d'une plaie transversale d’un muscle et de la peau : mais si la plaie est longitudinale, on conseille de tendre les tissus par une position qui agirait sur les angles dé laplaie, comme on agit sur les extrémités d’une boutonnière, quand on cherche à la fermer. Boyer renchérit sur ce principe, et veut, dans les cas de plaie oblique d’un muscle, qu’on place la partie dans une position intermédiaire entre la flexion et l'extension. Si cette position est la plus favorable au répos de la partie, il faut toujours la préférer, même à la flexion complète, qui tend toujours quelques muscles et fatigue davantage. Mais ce n’est pas pour la raison donnée par Boyer, laquelle d’ailleurs est difficile à comprendre, surtout quand on songe que dans des blessures qui divisent des muscles, il y a d’autres divisions, même des divisions de muscles qui ont des directions différentes, ce qui fait que la position qui convient à un de ces muscles pourra être défavorable à un autre. Quand on ne se propose pas d'obtenir une réunion prompte et tout à fait immédiate, la position à elle seule peut suffire. At cou, à l’abdomen, la position seule peut rapprocher les lèvres de la plaie,
surtout quand elle est transversale; elle peut être très utile après les ru
ptures du périnée. |
Bandage unissant.
Pour faire comprendre ce bandage, on suppose une plaie sur la face antérieure de la céfsse ; elle est longitudinale et a quatre travers de doigt d'étendue. On donne là même largeur à une bande qui est fendue à une des extrémité en quatre lanières ; on la laisse intacte dans l'étendue nécessaire pour embrasser les trois quarts de la cuisse; là on pratique quatre boutonnières. Des compresses graduées sont déjà placées sur les bords de la plaie et maintenues par un aide ; vous appliquez sur la face postérieure de la cuisse la partie de la bande qui est entre les lanières et les boutonnières ; les unes
et les autres sont ramenées en avant. Les boutonnières reçoivent les quatre divisions de la bande ; on tire sur celles-ci, tandis qu’on tend en sens opposé le globe de la bande, que l’on épuise en doloires entourant tout le membre (4
S'il s’agit d’une plaie en travers, ayant aussi quatre travers de doigt, au lieu d’une bande, il faut deux compresses larges de quatre travers de doigt et de la longueur de la cuisse. Une d’elles est fendue en quatre lanières ; sur l’autre, on pratique autant de boutonnières de plusieurs pouces de loïigueur; cette dernière compresse est couchée dans le sens de la longueur du membre et fixée au-dessous de la plaie par une bande roulée qui est appliquée d’abord sur le milieu de la compresse dont l'extrémité qui correspond au genou est renversée en haut. D’autres tours de bande maintiennent ce repli, qui peut être répété en sens opposé, s’il reste encore assez de longueur à l'extrémité inférieure de la compresse; le globe de cette première
Fig. 68.