DYSPNÉE
OU moins intense ne tardera pas à se manifester. La retardation du cours du sang amène sur-le-champ une diminution de l'hématose, et la présence d'une certaine quantité de sang noir dans les vésicules pulmonaires excite, à un haut degré, la sensation pénible qui donne lieu au besoin de respirer. L'accélération de la circulation dans la fièvre cause plus rarement ce symptôme.
E. Dyspnée sijmptomalique d'une allèraiion du sang. <i^""^ maladie Personne ne doute qu'un sang incomplètement privé d'acide carbonique et non chargé d'oxygène, dans les proportioné normales, ne produise à un haut degré, par son contact avec la membrane respiratoire, le besoin incessant de respirer. Ainsi agissent les maladies du cœur, les pneumonies. Il n'en est pas moins cej'tain pour nous que les héraorrhagies abondantes, qui déterminent de fortes attaques de dysppée, les produisent en dépouillant le sang de son élément excitateur par excellence, le globule rouge , et en diminuant les quantités de ce liquide. Les chloro-anémiques, les scorbutiques, les albuminuriques, si sujets à de fréquentes attaques de dyspnée, se trouvent dans ces conditions anhématosiques.
2° Dyspnées sympathiques .Vom'hien comprendre le mode 2" Dyspnées de génération de cette dyspnée, il faut la faire reposer sur ^^'"'P'''^*'"^"^'des données physiologiques à peu près acceptées de tout le monde. La cause incitatrice des mouvements respiratoires et de leur coordination paraît résider dans cette portion du bulbe rachidien qui a reçu le nom de nœud vital et qui commence un peu au-dessus de l'origine des pneumogastriques et finit à quelques millimètres audessous. C'est ce qui explique pourquoi les anencéphales continuent à respirer, pourquoi la déchirure, la compression, l'inflannnation, l'hémorrhagie de la moelle au mi-
rachidien.
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lieu de ce nœud vital, les luxations trauinatiques de la première vertèbre, les tumeurs blanches, les caries développées dans ce point troublent, et souvent suspendent instantanénient les mouvements respiratoires. Elles dépendent La thjspnce Sympathique est celle qui reconnaît pour du pouvoir cause une maladie viscérale capable de troubler le pou-
excilo-inoieur . . , i • i » i
du bulbe VOH" excito-uioleuF du nœud vital. Qu on admette ou non que le besoin de respirer a son siège dans la membrane interne des voles respiratoires ou dans le cœur, et qu'il est entièrement indépendant de la volonté, il n'en est pas moins démontré que l'innervation cérébrale inter\ient puissamment dans les cas où la vie est menacée pai* une de ces nombreuses affections qui troublent les fonctions respiratoires. La volonté se manifeste alors, en modifiant d'une façon salutaire, l'énergie des muscles respiratoires, et en appelant à son aide des puissances musculaires qui ne lui servent pas ordinairement. Le pneumo-gastrique est le nerf qui paraît transmettre au bulbe les sensations instinctives d'après lesquelles le cerveau agit pour régulariser les mouvements respiratoires. Aussi les maladies qui s'attaquent à la substance du cerveau , à la protubérance ou à la moelle épinière, troublent-elles le rhytlime de la respiration. On observe ce trouble dans là commotion, l'iiémorrhagie et le ramollissement cérébral, dans la méningite aiguë et chronique, dans presque toutes les névroses, spécialement l'hystérie, la chorée, la gastralgie, l'hypocondrie, dans les maladies de la ma* trice et de quelques autres viscères comme l'estomac , le foie, l'intestin, les reins et la vessie. L'action excitoniotrice du centre respiratoire est alors provoquée par la sensation pathologique instinctive et non perçue q.rf lui vient des viscères malades. Dans ce cas l'intcrvontion