‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 103 sur 232 · DYSPNÉE · texte numérisé non relu

DYSPNÉE

des lobes cérébraux, malgré l'opinion de Marshall-Hall, ne paraît pas nécessaire à la production de la dyspnée.

3° hysnnre idiotialhuiuc. Elle constitue une entité nior- '»)»p"»=«

, , , idiopalliique.

bide très-distincte dont la description appartient à la pathologie spéciale. Nous voulons seulement marquer sa place. Elle apparaît sous l'inflaence d'émotions morales, d'un état névrosthénique très-commun chez la femme parvenue à l'âge critique. Elle nous paraît être favorisée dans la plupart des cas, par l'altération chloro-anémique du sang, par l'hypocondrie, la gastralgie, et la nosomanie, en un mot par la surexcitation ou l'épuisemeTit du système nerveux, quelle qu'en soit la cause; elle serait donc presque toujours sympathique. Cependant une simple névrose de l'appareil l'espiratoire suffit pour en produire tous les symptômes. La parahsie du diaphragme a pour signe essentiel une dyspnée pénible et menaçante qui a été très-bien décrite dans ces derniei's temps par M> Landry, rille lait ordinairement partie de l'appareil hystérique et .•semble liée aussi à des aiïections utérines ; dans ce dernier cas seulement, elle rentre dans l'étude des dyspnées sympathiques, l'autre appartient aux symptoinatiques. Ainsi la dvspnée suppose l'existence d'un trouble conclusion

\ . • -.11 générale.

ortant sur deux actes dynami({ues essentiels, le beoin de respirer et le pouvoir excito-raofeur du bulbe rachidien qui préside aux mouvements de la respira- :on ordinaire et extraordinaire. L'action de toutes les maladies qui ])i odui.sent les différentes espèces de dyspnées se réduit aux trois types suivants : 1" elles troublent l'innervation cérébrale comme on le voit dans les maladies du cerveau et dans tous les cas où la volonté, la passion, et les sensations externes interviennent; 2" elles ineitent en jeu le pouvoir réflexe de la moelle épinièrc

412 SYMPTOMES nESPIKATOIUES.

(sensations internes, maladies des viscères, de l'utérus, etc., dyspnée sympathique); 3" elles lèsent les actes physico-chimiques de la lespiration (dyspnée symptomatique) ; h° delà circulation (dyspnée symptomatique) ; 5° la composition du sang (dyspnée symptomatique). Une fois prévenu que la respiration reçoit des influences nécessaires de toutes les sources que nous venons de signaler, le praticien saura facilement y remonter et rapporter les symptômes à leurs véritables causes. 11 règne à cet égard, dans~ les hvres, une confusion déplorable; nous espérons que les idées générales sur lesquelles nous avons fortement insisté y mettront fin, en montrant la génération physio-logique de toutes les espèces de dyspnées. Do quelques jjg qudqucs QUlves phcnomènes qui dépendent des fonc--

phénomènes . . im i , •

lorbidesquisont ^'O'ïs rcspiraloircs. JNous décruons en peu de mots lessous la symptômes qu'on peut tirer de certains actes phvsiolo--

dépendance •> x i i. i j

e la respiration, giques qui dépendent, en grande partie, des actes phy-sico-chimiques de l'appareil respiratoire : tels sont le rire, le sanglot, le soupir, le bàiUement, Vélernument, le ho—, qiiet, la toux etV expecloration.

ourire. j)n fi^g^ Cet actc , si intimement lié à l'innervation i cérébrale, devient un phénomème morbide lorsqu'il ap-paraît dans le cours des maladies. Il annonce presque i toujours un trouble des facultés cérébrales et spéciale- ment de la volonté. En effet, c'est malgré lui et sans eni avoir conscience, que le malade se met à rire, ainsi qu'on le voit dans les différentes formes du délire, dans les mala- ■ dies convulsives telles que la chorée, l'hystérie, la cata-lepsie. Le rire est encore pathologique quand il se ma- ■ nifeste sans être en rapport avec la situation réelle dans laquelle se trouve le sujet. Un halluciné, un fou, un homme en proie à une passion violente, à la crainte, au

DU llIHK. 443

chagrin, présente souvent ce symptôme. Quelquefois c'est sous l'empire de la convulsion de l'appareil musculaire qui sert à l'expression faciale et à la respiration, que le rire se produit, sans que le malade puisse le réprimer : tel est le rire qui a reçu le nom de sardonique; les lèvres s'amincissent en se contractant, les commissures se relèvent en dehors, et l'on voit les dents paraître, quelquefois se serrer les unes contre les autres avec bruit. Il n'indique spécialement ni une lésion des méninges ni une phlegmasie du diaphragme. Il se montre dm'ant les attaques d'hystérie, dans l'extase, la gastralgie et l'hy- I pocondrie. Quelquefois le rire est suivi de pleurs, de sanglots et de bâillements répétés.

Du sanglot. On l'observe dans le cours des maladies du sangioi. précédentes. Il n'est souvent que l'expression exagérée et tout à fait pathologique d'une douleur vraie, ou bien une convulsion involontaire comme chez les femtVies hystériques, nerveuses, parvenues à leur temps critique ou durant la grossesse.

Du soupir. L'expiration saccadée, plaintive et bruyante i>" soupir, à laquelle on a donné le nom de soupir se rattache presque constamment à une maladie nerveuse, ou à I celles qui sont douloureuses, comme les névralgies, les i' phlegmasies du péritoine, de l'utérus, de la vessie, les i coliques rénales ou hépatiques. Ce phénomène, souvent provoqué volontairement par le malade, semble quelquefois le soulager. Il se manifeste aussi pendant la nuit et accompagne le cauchemar.

Du bâillement. On sait que l'inspiration longue, con- bâillement, vulsive, involontaire, à l'aide de laquelle l'air pénètre avec bruit dans la poitrine, est suivie d'une expiration courte, forte et souvent accompagnée de mouvements

W i SYMI'TOMF^ nKSPIIJATOinilS.

synergiques des iiiuscies de ia face, des membres stipérieui s. Ces derniers ont reçu le nom de pandkulaliom. La sécrétion lacrymale est excitée et des pleurs involontaires s'écoulent pendant la convulsion des muscles respirateurs.

Il esi le signe Lc bâillement est ordinairement le signe d'une cer- '''^^ organes '^'^^ ^'"^'"^ S^"^ circulatiou cardiaco-puliiionaire et surcircuiaioircs et tout d'imo liématose insufilsante et incomplète ; il a pour

respiruloires; i , • .

but de les lan-e cesser par des mouvements respiratoires plus énergiques et plus profonds. Quand le sang perd ses propriétés physiologiques parce qu'il n'est pas suffisamment hématosé, comme dans l'asphyxie commençante, dans la pneumonie, la pleurésie et toutes les afleclions qui limitent le champ de la respiration, les malades bâillent fréquemment. 11 en est de même si les globules du sang ont diminué (chlorose, anémie), ou s'il n'est plus en assez grande quantité pour stimuler le cerveau et le bulbe rachidien. C'est pour cela que les sujets qui ont perdu beaucoup de sang, ou qui vont être pris do lipothymie, de syncope, bâillent si fréquemment et avec tant de force.

Ce symptôme révèle encore la gêne de la respiration et de l'hématose chez les sujets soumis k une chaleur extrême, dans un endroit circonscrit où l'air est confiné, on bien encore lorsque le froid extérieur a agi fortement ou pendant longtemps.

Dos n6vr.)?e-. L'onsemble des phénomènes qui caractérisent le bâillement se retrouve surtout dans toutes les névroses, dans l'hystérie, la catalepsie, l'hypocondrie, après les émotions morales vives. La volonté peut réprimer une partie des phénomènes du bâillement qui ont leur siège dans les muscles de la face; mais elle ne peut empêcher la»

MOOURT, 415

convulsion des muscles respirateurs. L'ennui, l'imitation en sont les causes les plus ordinaires; la volonté peut aussi le provoquer.

De l' élvrnuuunt. L'expiration convulsive, involontaire, Deréiemumem qui provoque le chatouillement dont la membrane piluitaire est le siège, s'accon)pagne d'un siHlement bruyant et de l'expulsion de toutes les mucosités contenues dans les fosses nasales.

Cet acte morbide, dont la valeur séniéiotique et pronostique a été exagérée par les anciens, n'a qu'une trèsminime importance. 11 est phénomène symptomatique, 1° d'une congestion catarrhale ou d'une lésion soit aiguë, soit chronique de la membrane muqueuse nasale (Coryza, polype, ulcération, ozène syphilitique); 2" sympathique d'une fièvre érupiive et spécialement de la rougeole; 3° d'une hémorrhagie nasale; h" d'une fièvre catairhale avec détermination morbide vers le pharynx , le larynx ou les bronches (grippe, angine, laryngite, bronchite); 5° de toutes les maladies des voies respiratoires; (>" d'une sorte de disposition hygrométrique de la membrane muqueuse qui se prend, chez quelques sujets, à l'occasion du moindre changement atmosphérique. 7° 11 se manifeste encore dans un grand nombre de maladies du cerveau, telles que l' hémorrhagie cérébrale et les difi'érentes formes de congestions, enfin dans les névroses, etc.

Du hoquet. Le hoquet est une inspiration convulsive oniioiquet. involontaire, produite par la contraction rapide du diaphragme et accompagné de la vibration bruyante et rauque des lèvres de la glotte. L'expiration se fait sans bruit-, en môme temps du malaise et un sentiment de fatigue extrême se manifestent à l'épigastre et à la base de la poitrine au niveau des attaches diaphragmatiques.

SYMPTOMES HHSPrUATOIRES.

Les malades sont J3risés par les secousses nombreuses et rapides qui ébranlent la tête et tout le corps.

Le hoquet se répète ordinairement un grand nombre de fois, puis se dissipe complètement. Il revient presque toujours par accès plus ou moins rapprochés, puis dure plusieurs heures et même plusieurs jours ; dans ce cas il peut déterminer par lui-même, indépendamment de la maladie qui l'a provoqué, la congestion cérébrale, le délire ou une excitation générale funeste.

On croyait anciennement que le hoquet était le signe d'une maladie du diaphragme. Cette assertion est entièrement fausse ; mais il est vrai de dire qu'un très-grand nombre de maladies qui mettent en jeu l'action réflexe de la moelle et des neifs respirateurs produisent la convulsion diaphragmatique et le hoquet. Cependant nous ferons remarquer que si, d'une part, la physiologie fait jouer le rôle principal à la convulsion du diaphragme dans la formation du hoquet, d'une autre part la pathologie lui assigne pour cause principale les affections des viscères contenus dans l'abdomen; ce qui prouve que l'influence sympathique de l'œsophage et de l'estomac ne prend pas une moindre part à la production du hoquet.

Hoquet Parmi les affections du ventre dont il est le phénomène

npalhiqiie. . • i .

sympathique, nous signalerons 1 ingestion d aliments secs, la réplétion outre mesure de l'estomac, toutes les affections de ce viscère (ramollissement, cancer), du foie, des reins (concrétions, néphrite simple, albumineuse) , de la vessie (cystite, calculs), l'existence de vers intestinaux et surtout les phlegmasies primitives et consécutives du péritoine. Les péritonites liées à l'étranglement interne, à la hernie, à la perforation de l'intestin, à la

dysenterie et surtout à la métrite simple ou puerpérale, sont des causes très-ordinaires du hoquet. Il se montre aussi dans la pleurésie diaphragmatique et dans les maladies de la face supérieure du foie qui se propagent jusqu'aux muscles.

Les maladies, dans le cours desquelles le hoquet se manifeste souvent et sans entraîner un pronostic fâcheux, sont les névroses. On l'a vu persister pendant plusieurs semaines chez des hystériques , ou bien se montrer après la suppression des règles dans le cours de la grossesse, enfin chez les chloro-anémiques. Il n'est pas rare d'observer le hoquet sympathique chez les sujets atteints d'hémorrhagie ou de ramollissement cérébral, de fièvre typhoïde , d'ictère grave , d'hémorrhagies scorbutiques.

DE LA. TOUX ET DE l' EXPECTORATION.

La toux consiste dans une expiration forcée , invo- De la loux ei do lontaire et convulsive qui expulse, avec ou sans bruit ' ^o^AnUion"'' laryngien, l'air et les liquides contenus dans les voies aériennes. Elle est déterminée par une sensation toute pathologique développée dans l'appareil respiratoire ou ailleurs.

Si l'on veut prendre une juste idée des symptômes que Analyse fournit la toux, il faut d'abord définir nettement le carac- ^^jg îa toux?' ^ tère de chacun des actes qui y concourent.

La sensation interne qui provoque la toux est souvent '" acie.

^ ^ ' Sensalion

obscure et non perçue par le malade; souvent aussi elle morbide, consiste en un chatouillement ou une sensation de chaleur, de douleur même, que le sujet rapporte à un point limité du conduit aérien.

Cette sensation nous paraît être une altération du m. 27

acle.

Locomotion expiralrice ;

en partie volontaire.

3« acte.

Expectoration.

A\S SYMPTOMES P.ESPIRATOIRFS.

besoin de respirer qui s'exagère et se pervertit. Dans d'autres cas cette sensation ne saurait être nettement localisée. Quoiqu'elle dépende toujours de l'innervation cérébrale, elle peut être provoquée par la lésion d'un viscère autre que le poumon (toux sympathique) .

La stimulation pathologique une fois développée transmise par les nerfs jusqu'au centre nerveux qui met en jeu les puissances musculaires respiratoires. C'est alors qu'ont lieu les expirations saccadées pendant lesquelles on entend un bruit laryngien dont le timbre varie. L'expiration est précédée d'une inspiration plus ou moins longue et sibilante, suivant l'intensité de la toux et les besoins de l'expiration. Qu'on remarque bien que la toux ne consiste pas seulement dans le bruit produit par l'air chassé fortement delà poitrine ; ce bruit n'est qu'un phénomène accessoire. Rien n'est si cominun que de rencontrer la toux aphone chez les phthisiques ou les sujets atteints d'affection chronique du larynx ; cependant la toux, quoique silencieuse, n'en est pas moins suivie d'une facile et copieuse expectoration.

La volonté vient s'ajouter à l'action réflexe qui provoque la toux et régulariser les mouvements thoraciques. A ce point de vue Haller avait raison de comparer la toux aux actes dépendant de la volonté. Celle-ci intervient dans l'expectoration d'une manière évidente. Elle peut rester complètement étrangère à la toux, comme on le voit pendant le sommeil, le délire, ou chez les sujets tombés dans l'adynamie.

On ne peut séparer de la toux un acte morbide qui l'accompagne souvent et qui consiste dans l'expectoration. Celle-ci n'est pas autre chose que l'expulsion hors des voies respiratoires (vésicules pulmonaires, bronches.

trachée, larynx), au moyen de l'air expiré des matières liquides ou solides qui y ont pris naissance ou qui y sont venues d'ailleurs. La toux existe souvent sans expectoration, c'est-à-dire sans expulsion de matière au dehors; mais on ne peut concevoir l'expectoration sans la toux : l'une et l'autre se confondent dans un acte unique qui est l'expiration. Sensation, expiration saccadée avec ou sans rejet de matières au dehors, tels sont les deux actes dont on a extrait un troisième appelé expectoration.

Le mécanisme de l'expectoration est très-simple. Les son mécanisme, matières contenues dans les vésicules pulmonaires sont conduites insensiblement, par la contraction souvent trèsmarquée des petites bronches et par les cils vibratiles dont sont munies les cellules épithéliales, jusque dans les cavités bronchiques plus considérables. C'est là un acte vital qu'on peut distinguer de la toux et qui la précède et souvent la détermine. L'expectoration est une expiration puissamment aidée par la contraction active des fibres charnues et contractiles des bronches les plus petites. Cette contraction a été placée sous l'empire du pneumogastrique ; elle concourt fortement à expulser les matières liquides et môme les gaz renfermés dans les derniers ramuscules des bronches. Nous croyons que l'expiration ne s'exerce pas sur cette partie des liquides qui se forment dans les plus petits rameaux, et que la contraction de ceux-ci peut seule les atteindre et les jeter ainsi au milieu de la colonne d'air qui doit les entraîner au dehors.

Une fois que l'air a pu pénétrer, pendant les efforts d'inspiration, derrière les liquides épanchés qui font l'office de bouchon, la toux les fait cheminer plus ou moins rapidement de bronche en bronche jusqu'à la trachée et au larynx qu'ils n'ont plus qu'à franchir à l'aide d'une

420 SYMPTOxMES RESPIRATOIRES.

Quintes de toux, dernière secousse de toux. On appelle quinte ou accès de toux la succession de plusieurs expirations et inspirations sonores séparées par un temps de repos plus ou moins considérable.

Eipuilion. Lorsque les matières liquides ont dépassé le larynx, elles sont dirigées par la contraction synergique des muscles du pharynx et du voile du palais jusque dans la bouche. L'expuition s'accompagne d'un bruit guttural qui n'est autre chose qu'un râle, c'est-à-dire un bruit déterminé par la vibration sonore de l'air et des liquides

sputaiion. parvenus dans le pharynx. Une fois que les matières expectorées sont dans la bouche, les muscles qui en forment les parois les rejettent au dehors avec bruit. Cet acte a reçu le nom de sputaiion ou crachement.

Crachats. JNous désignerons sous le nom de crachats toute matière liquide rejetée par la bouche et qui provient des cavités buccale, pharyngienne, nasale et respiratoire. Ce terme générique comjDrend donc, non-seulement les matières expectorées, c'est-à-dire toutes celles qui se sont formées dans la portion sous-glottique de l'appareil respiratoire, mais encore celles qui viennent de la cavité pharyngienne et nasale, enfin celles qui prennent naissance dans la bouche.

Division. Nous décrirons successivement : 1° la toux ; 2" l'expectoration; 3° les crachats.

Deiaioux. 1" De la toiix. Il faut étudier dans la toux : 1° la sensation; 2" les principaux symptômes; 3" le bruit qui accompagne l'expiration et l'inspiration ; /i° la marche et la durée de la toux.

Desoin de tousser; 1° Bcsoiu de lousser. Ordinairement la sensation est tellement impérieuse qu'elle ne peut être supprimée par la plus ferme volonté ; elle a lieu malgré nous aussi bien

qu'à notre insu, pendant le sommeil et au milieu de nos préoccupations les plus fortes, chez ceux qui ont perdu connaissance, chez le nouveau-né. Certains états morbides peuvent l'abolir, quoique les maladies qui la produisent ordinairement existent à un haut degré. C'est probablement ce qui a lieu dans les pneumonies adynamiques et dans celles qu'on a nommées latentes, chez les malades à sensibilité naturellement obtuse on émoussée par la maladie. Le besoin de tousser est loin d'être en rapport avec le besoin d'expectorer. La toux n'est jamais aussi fréquente que lorsqu'elle est sèche, nerveuse ; c'est ce qui a lieu dans la joremière période de l'inflammation de la membrane muqueuse bronchique, et chez les hystériques.

2° La toux se compose de cinq ou six expirations convulsives saccadées, interrompues par une inspiration sifflante après laquelle reparaissent encore un nombre pareil de mouvements semblables dont la succession constitue une quinte ou accès de toux. Ou bien il se manifeste deux ou trois expirations et une inspiration, après laquelle la toux ne reparaît plus pour quelque temps. Les quintes de toux peuvent être rapprochées au point d'empêcher le sommeil, la déglutition, la phonation, et de provoquer le vomissement (grippe, bronchite aiguë, pneumonie lobulaire, coqueluche, emphysème pulmo naire, phthisie au début et aux autres périodes).

La toux fréquente indique surtout l'existence d'une aflection du larynx, de la trachée et des bronches. Elle est incessante et ne laisse aucune trêve au malade, dans certaines formes de grippe, de laryngite, dans l'hémoptysie, l'hystérie; rare au déclin d'un grand nombre d'affection des voies respiratoires; petite, quand elle est

aboli ilans ceriain3 cas.

Symptômes propres de la toux.

rré(iii(Mice et rareté.

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