II . T . n 1 1 i. sanglant
quand la quantité de sang qui forme le crachat est con- i,émnptysi.«,
siclérable, ou qu'elle constitue en totalité la matière expectorée. L'hémoptysie est le symptôme de la plithisie à tous ses degrés, de l'apoplexie et de l'hyerémie pulmonaire, d'une maladie du cœur et des gros vaisseaux, enfin d'une altération du sang par pléthore ou par défibrination. Elle est pympalhique de l'aménorrhée et de tons les troubles de la menstruation, chez les hystériques principalement, crachais On dit quo les crachats sont sanguinolents quand ils
inguiDoients; contiennent du mucus et une petite quantité de sang: tels sont, par exemple, les crachats rouil és et visqueux de la pneumonie. L'intime mélange du mucus et du sang, prouve que l'exhalation de celui-ci se fait molécule par molécule dans les vacuoles du poumon et qu'il s'y combine, au fur et à mesure, avec le mucus.
verdâtres; Los crachats noirâtres, couleur jus de pruneaux, ou verdâtres en même temps que fluides, qu'expectorent les pneumoniques, annoncent un degré avancé de la maladie et un danger imminent, stnés; Le sang se dépose quelquefois sur les crachats par stries, par points, ou par petits caillots noirâtres, arrondis, il provient de sources différentes ; tantôt du larynx, du pharynx ou même des gencives. Dans ces derniers cas, le sang est noirâtre ou d'un rouge lie de vin, sanieux, et n'est que juxtaposé aux crachats expectorés, à la salive ou au mucus buccal. Les crachats sanguinolents sont souvent simulés par les malades qui cherchent à tromper le médecin.
Panachés; Le sang se mêle aussi au pus dans les crachats puriformes des plithisiques parvenus à leur dernier terme (crachats panachés, couleur d' œillet) , ou dans la laryngite ulcéreuse et la trachéite.
L'examen microscopique des crachats sanglants y démontre l'existence de trois éléments caractérisiiques, la cellule épithéiiale, les globules sanguins et les globules de pus.
5° Crachais contenant des produits morbidfs homolo- crachats gues. Au milieu de la matière des crachats se présentent produii morbid tantôt des débris de fausse membrane provenant du la- homoingue. rynx ou des bronches (croup, diphthérite bronehique), tantôt de concrétions calcaires ou mélaniques qui n'ont aucun rapport avec la matière tuberculeuse. On cite des cas dans lesquels le liquide séreux d'un épanchement pleural s'est épanché dans les bronches et a déterminé l'expectoration d'une grande quantité de sérosité ou même de pus (vomique pleuro bronchique). La présence de la bile ou d'un liquide urinaire dans les crachats est l'indice d'une communication entre les bronches et le foie ou le rein .
6° Crachats contenant différents produits morbides hélèrolofjues. A. Matière tuberculeuse. Existe-t-il des crachats tuberculeux, c'est-à-dire qui renferment des corpuscules caractéristiques du tubercule? On doit répondre négativement à cette question tant débattue. On ferait preuve de faibles connaissances en microscopie si l'on croyait qu'on découvre facilement, dans les crachats d'un phthisique, la matière tuberculeuse. Elle se détruit et se perd complètement au milieu du pus, des cellules épithéliales, des globules sanguins, des éléments fibroplastiques, des cristaux sahns et de la mélanose dont se composent les crachats.
B. Matière cancéreuse. La substance ramollie du cancer du poumon se trouve très- rarement dans les liquides expectorés. Nous en avons cependant observé
Crachats dans lesquels on retrouve un
produit hélérologuo;
La malic^rp cancérousc;
trois cas. L'examen microscopique est alors d'une utilité extrême pour asseoir le diagnostic- Mèlanique; L'expecto)-ation des matières noires ou mélaniques a été signalée chez les sujets qui respirent un air chargé de matières carbonées. On trouve souvent des petits points noirs sur les crachats grisâtres, arrondis, qui proviennent du larynx (laryngite aiguë et chronique). La mélanose pulmonaire ne s'annonce jamais par des crachats noirâtres.
Des hydatides. Le passage subit d'une grande quantité de sérosité et surtout de débris pelliculaires dans les bronches est suivi d'une expectoration souvent copieuse de même matière, qui indique l'existence des acéphalocystes du poumon, du foie ou de quelque kyste abdominal. Nous avons retrouvé dans la matière expectorée par une femme âgée, des flocons membraneux et les crochets d'échinocoques qui occupaient le foie.
Propriétés Propriétés physiques des crachais, k. Quantité. On peut
I3iiy9iciu6s dos * 1 *
crachats. quelques signes des propriétés physiques des cra-
A. Quantité, chats. LaphlegmasiesaigLiëdesbronchesdiminue, suspend
même la sécrétion des membranes muqueuses, tandis qu'au contraire celle ci s'accroît beaucoup dans les formes chroniques. Souvent les crachats copieux sont dus à une véritable exhalation provoquée par la gêne de la circulation cardiaque pulmonaire (bronchorrhée, catarrhe chro- . nique) . La suppression subite des crachats qui étaient restés jusque-là très-abondants est le signe d'une phlegmasie qui passe de l'état chronique à l'état aigu.
B. Odeur. B. h'odeur fade, nauséeuse du mucus se retrouve dans
tous les crachats muqueux. L'odeur savonneuse ou spermatique n'a rien de spécial à la résolution des pneumo- • nies. Toutes les bronchites aiguës et chroniques, en voie
DOULEURS THOUACIQUES. 437
de résolution, fournissent un "mucus qui a cette odeur. Les crachats des sujets atteints de vieux catarrhe, de bronchorrhée , de dilatation bronchique, d'eraphysème, exhalent souvent une odeur d'une fétidité extrême. 11 en est de même de quelques phthisiques, et surtout des sujets qui ont une laryngite chronique et ulcéreuse. Il faut avoir soin de distinguer l'odeur propre aux crachats d'avec celle qui tient à la carie dentaire, à l'ozène, à une amygdalite chronique, etc. L'odeur alliacée se montre rarement dans les fistules pleuro-broncliiques. Quant à l'odeur gangréneuse des cracliats, chez les malades dont le poumon est frappé de mortification, elle constitue un signe très-précieux, mais qui manque souvent.
La saveur salée, amère, sucrée des crachats, mérite à peine d'être signalée.
iSymploinesi tiré»» des troubles» de la sensibilité. Douleun L'appareil respirateur, formé d'organes très-différents ^^o^aciquei par leur structure et leurs fonctions, reçoit des nerfs de plusieurs centres d'innervation : du bulbe rachidien, de la moelle épinière et du grand sympathique. On conçoit dès lors combien doivent être différentes par leur siège les douleurs de poitrine. Il importe de les distinguer avec d'autant plus de soin que cette étude n'a point été faite dans les traités généraux, quoiqu'elle ait une importance pratique très-grande.
Des douleurs partielles vives, empêchant presque les Douleun mouvements respiratoires, occupent une partie limitée ^"p7eu"raie7 du thorax, les régions sous-mamelonnaires ou latérales de la poitrine, dans la pneumonie et la pleurésie. La douleur ne correspond pas toujours au tissu enflammé, puisqu'une pneumonie du sommet ou du centre en provoque la manifestation au-dessous du sein ou plus bas encore.
138 SYMin'OMES UESPIHATOIRES.
Il ne faut donc pas l'attnbuer à la phlegmasie de la plèvre, du moins dans tous les cas. Elle constitue un phénomène rédexe dont le point de départ est une sensation instinctive, non perçue dans l'état normal, et qui a son siège dans le tissu pulmonaire.
Les douleurs tlioraciques se montrent aussi comme le symptôme fréquent des lésions chroniques du poumon, de la phthisie spécialement. Tantôt elles sont spontanées, plus marquées dans la toux et les inspirations forcées : elles tiennent à des pleurésies partielles adhésives, produites ou non par les tubercules ; tantôt elles ne paraissent que lorsqu'on presse fortement sur la gouttière vertébrale, ou en avant, dans les espaces intercostaux, prèa du sternum, dans les lieux où les nerfs sont superficiels, ou du moins émergent des troncs profonds. Elles se montrent aussi ou s'accroissent pendant les quintes de toux.
On a rapporté , à tort toutes les douleurs pectorales, chez les phthisiques, à la lésion que les nerfs subissent lorsque la plèvre s'enflamme et que des adhérences intimes s'établissent entre ses deux feuillets, au niveau des tubercules pulmonaires. Qu'un certain nombre de douleurs opiniâtres soient dues à cette cause persistante , surtout dans la pleurésie chronique, nous l'accordons volontiers; mais il n'en saurait être ainsi des douleurs variables par leur siège, se déplaçant ou ne persistant que pendant quelques jours, qu'on observe dans la pleurésie aiguë, la pneumonie et dans le cours de la phthisie pulmonaire. Ce sont des douleurs par action réfle.xe. Douleurs ]\ „'est pas rare d'observer des douleurs thoraciaues
névralgique». . . . ^
Vives, parfaitement Circonscrites, qui suivent le trajet d'un ou de plusieurs nerfs intercostaux. Elles sont: A, symptomatiques de toutes les névroses, de l'hystérie, de