DOULEURS THORACIQUES
riiypocondrie, de la chlorose, d'une maladie de la plèvre et du tissu pulmonaire ; B, symprithiq nés d'une maladie de l'utérus, surtout des déplacemenls de cet organe, d'une affection du foie ; G, idiopatliiqnes et alors presque toujours de nature rhumatismale, ou produites pnr l'action du froid sur les parois de la poitrine. Ces dernières portent le nom de névralgies intercostales. Elles se reconnaissent à leur trajet bien déterminé qui correspond exactement à une branche nerveuse ; elles s'accroissent quand on vient à presser sur des points d'irradiations qui forment autant de fovers douloureux.
11 faut distinguer une autre espèce de douleur qui a pieuraiéçie
. , , , . 111 • musculaire
son siège dans un ou plusieurs muscles de la paroi pectorale, et dans leurs parties iibreuses et aponévrotiques. Cette douleur, à laquelle on a réservé plus spécialement le nom de plettrodynie, tient à la diathèse rhumatismale ou à l'action du froid, qui a porté sur la poitrine. Elle a pour caractère d'être excitée par la contraction des muscles, de se manifester dans les mouvements respiratoires, surtout lorsqu'ils sont exagérés, comme pendant la toux, les efforts, le bâillement.
Il n'est point rare d'observer, chez ceux qui sont en Douleurs proie à la diathèse rhumatismale, des douleurs superfi- ^^'"'""'ë'que. cielles, qui ont évidemment leur siège dans la peau, et qui sont marquées tantôt par la sensation d'une vive chaleur portée jusqu'à la brûlure, tantôt par un picotement, un fourmillement qu'accompagne un certain degré d'anesthésie, tantôt enfin, par une sensibilité si vive, que les vêtements causent, par leur contact avec la peau, une forte douleur. La dermalgie est limitée h quelques centimètres de la peau, à une région plus étendue, rarement à un côté de la poitrine. Elle se manifeste comme symptôme
Douleurs cardiaques vasculaires.
des névroses, de l'hystérie, de l'hypocondrie, de la chloro-anémie et des affections de la portion supérieure de la moelle épinière, de la méningite et du ramollissement inflammatoire plus spécialement.
Signalons, en dernier lieu, les douleurs que nous appellerons cardiaques^ et vasculaires, parce qu'elles dépendent d'une maladie du cœur, de ses enveloppes et des gros vaisseaux. Nous en avons parlé en décrivant les symptômes cardiaques. Elles siègent dans la région sterno-mammaire, sternale et cléido-mamelonnaire gauche; elles sont sourdes, intermittentes, indépendantes des mouvements respiratoires, s'irradient parfois dans l'épigastre, le bras gauche, sous forme de névralgies et par accès; elles sont symptoraatiques de la phlegmasie du péricarde, des maladies chroniques des orifices du cœur, des dilatations de l'aorte (angine de poitrine); quelquefois purement goutteuses et rhumatismales.
§ II. Symptômes tirés des phénomènes physiques