‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 107 sur 232 · DE LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

DE LA RESPIRATION

Division Les fonctions respiratoires comprennent un certain ,fys'q°egf nombre de phénomènes physico-chimiques qui fournissent des symptômes qu'il faut chercher : 1° dans la conformation du réservoir d'air qu'on nomme la poitrine; 2° dans le son qu'elle rend lorsqu'on la frappe avec les doigts; 3° dans les vibrations sonores que l'air fait entendre pendant l'inspiration et l'expiration; à" dans les vibrations sonores que l'oreille perçoit sur la poitrine pendant que le malade parle ou qu'il tousse; 5° dans les vibrations très-distinctes que sent la main appliquée sur les parois du thorax dans les mêmes conditions physiologi-

DOULEURS ÏHORACIQUEb. 441

ques (vibration pectorale) ; 6" dans les bruits anormaux qui ont leur siège dans la cavité pleurale {bruit de frollement et de floi).

Nous avons dit, en parlant des symptômes en général, que la médecine et la séméiologie devaient à la découverte d'Avenbrugger et à celle de Laennec leurs plus précieux moyens d'investigation. Les successeurs de ces grands hommes ont perfectionné leur méthode, et ont ajouté des documents de la plus grande valeur à ceux qui existaient déjà.

1° !Synip(omeis tirés <lc la conrorniation de la conformation poitrine. Pour bien comprendre le mécanisme suivant ^''"'"acique. lequel se développent les altérations de la cavité thoracique, il faut se la représenter comme une paroi mobile et flexible, étroitement appliquée sur le poumon dont elle suit les mouvements pendant l'inspiration et l'expiration. Il n'existe aucun vide entre le poumon et la paroi ; il ne s'opère qu'un glissement fort étendu entre les deux plèvres.

De ces faits résultent des applications importantes à idée l'étude des phénomènes pathologiques. 1° Tout ce qui ^peur^tendre modifie l'élasticité du poumon, sa contractilité propre et des aiiéraiionsde surtout son volume, donne lieu à des changements corré- ihoraclque. latifs dans la configuration des parois pectorales. On sait que la dilatation des vésicules pulmonaires, la pneumonie dun côié, les tubercules en masses produisent des altérations très-marquées dans la forme de la poitrine.

2° Il en est de même lorsque la connexion intime qui existe entre la plèvre costale et la pulmonaire est modifiée par la présence d'un liquide ou d'un gaz épanchés.

3" On trouve également la configuration thoracique modifiée, lorsqu'une maladie porte sur le squelette ou sur les muscles qui meuvent les côtes. La paralysie, la

Déforma lion coDgénilale.

il -2 SYMPTOMES JŒSPIRATOIRES.

contraction des muscles altèrent la forme naturelle des parties.

Ainsi donc les maladies du poumon, de la plèvre et des parois pectorales ont pour symptômes des changements dans la configuration thoracique. Disons en quoi ils consistent.

On s'assurera d'abord que la déformation partielle ou générale de la poitrine ne tient pas à une affection congénitale ou acquise du système osseux. 11 est ordinairement facile de reconnaître que la déformation remonte à la naissance, lorsqu'il existe en même temps soit une déviation du rachis soit une voussure des côtes, du sternum, ou quelque difformité dans les autres parties du système osseux du tronc ou des membres. Sans qu'il y ait de rachitisme, il arrive fréquemment que la région thoracique est altérée dans sa forme, d'une manière congénitale. Les voussures de la région sterno-mamelonnaire gauche , scapulaire droite ou gauche sont les plus fréquentes de toutes.

Les hétéromorphies pathologiques consistent dans l'ampliation de toute la poitrine, dans la déformation d'un seul côté ou même d'une région limitée, ou bien dans Manière de les diminution très-marquée de volume. On a proposé

consister.

plusieurs instruments pour mesurer la poitrine. Le ruban métrique expose à des erreurs et n'indique que des lésions déjà très-prononcées. M. Woillez, à qui l'on doit des études consciencieuses sur la conformation thoracique, a proposé un cyrtomètre ingénieux et utile pour mesurer l'ampliation du thorax. La vue et surtout la comparaison des deux côtés, sont encore les moyens les plus sûrs et les plus délicats de constater les moindres changements survenus dans la configuration de la poitrine.

Déformalions morbides.

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