‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 109 sur 232 · PERCUSSION · texte numérisé non relu

PERCUSSION

laiéral.

Dépressions partielles.

son sommet, et finit par être plus étroite que la base, ce qui est le contraire dans l'état sain. La mensuration met ce fait hors cle doute.

La cause ordinaire du rétrécissement d'un côté de la Réirécissemcm poitrine doit être cherchée dans l'accolement intime des deux feuillets de la plèvre. Il succède à l'ampliation des parois thoraciques qui ont été distendues par un liquide. La déformation qui en résulte a été décrite par Laennec avec cette netteté et cette précision qu'on admire dans tous ses écrits. L'abaissement de l'épaule, le rapprochement des côtes, leur peu de mobihté et surtout la dépi'ession très-forte qu'on remarque sur les parties inférieures, en constituent les principaux symptômes.

Le seul fait de l'existence de tubercules crus en masses volumineuses, au sommet d'un poumon, même sans pleurésie adhésive, entraîne la dépression du creux sous-claviculaire. La perte de l'élasticité propre au poumon et le défaut de perméabilité des vésicules envahis par les tubercules, par conséquent leur ampliation et leur volume moindre, déterminentle retrait delà paroi thoraciquedans la région correspondante ; les côtes perdent leur mobilité normale. Les pleurésies adhésives qui accompagnent si constamment les tubercules à toutes leurs phases d'évolution, doivent être considérées comme la cause ordinaire du retrait de la paroi thoraciqne, surtout dans la seconde et troisième période de la phthisie,

2° iSymptàmcfii tlrc.« de rétutlc des vibrationis sonores» obtenue^) à l'aide de la percussion de sonores rendues la poitrine. La découverte d'Avenbrngger est devenue, poitrine péîcutée. grâce aux travaux de M. Piorry, un des moyens les plus usités et les plus précis de diagnostic. La percussion est une opération qui consiste à tirer un son d'un organe ou

Des vibrations

d'un tissu qu'on frappe avec les doigts, soit immédiatement, soit après l'avoir recouvert d'un corps bon con- DéHnition ducteur du son. De là deux sortes de percussion, Vim-

(le la percussion. ^^^^.^^^ entièrement abandonnée et la médiate que les uns pratiquent sur les doigts de la main à laquelle il faut préférer la mèdinte ph'ssimèlriqiie que l'on doit à M. Piorry (1). Elle fournit des résultats si remarquables que nous ne comprenons pas encore comment on hésite à l'adopter à l'exclusion de toute autre. Les meilleurs plessimètres sont en ivoire, en ébène ou en corne. Cause La poitrine rend un son différent suivant les régions

et mécanisme du çjy'Qj, percutc, et l'on Comprend très -bien que les ma-

?on pectoral. , . , , i- . i i

ladies, qui changent les conditions de structure des organes correspondants à ces régions, amènent des modifications dans le ton et l'intensité des bruits normaux. Le son est rendu par la paroi pectorale qui vibre pendant qu'on la percute. Le son ainsi produit résonne dans la cavité broncho-pulmonaire qui représente la caisse d'harmonie des instruments à corde. Le poumon est admirablement disposé pour renforcer le son à la manière de ces instruments. Nous avons souvent fait parler un diapason sur des poitrines saines et malades; le son rendu était toujours identique à lui même; mais suivant que l'insi l ument reposait sur un poumon dur, sur un sac pleural plein d'eau ou sur les parois saines, le son était sourd, ou clair et éclatant. Les mômes phénomènes acoustiques se manifestent lorsqu'on appuie le diapason sur la cavité buccale qu'on agrandit ou rétrécit à volonté. Ici encore le son est bien le même, et cependant quelle différence

(t) Plessimètre dérivé de izkiî^aw, je frappe, et de. lAéxpov, mesure, romme qui dirait moyen de mesurer le son.

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