ALTÉRATION DE LA VOIX
dans une grande étendue, c'est-à-dire de n'avoir pour limites que celles de la plèvre ou des adhérences anciennes. Nous avons déjà dit que le pneumo-thorax, dont ce bruit anormal est le signe ordinaire, se produisait précisément parce que les tubercules n'avaient pas déterminé, préalablement à leur fonte, de pleurésie adhésive.
Il s'accompagne de souffle amphorique, de sonorité tympanique dans tout le côté affecté, et d'absence complète de vibration thoracique. Le râle amphorique dû à une excavation tuberculeuse siège sous la clavicule ou dans les régions sus-épineuse et scapulaire.
La durée de ce phénomène est variable. Presque tou- Dorée, jours les malades succombent dans le cours d'un à trois septénaires; cependant nous l'avons vu persister pendant deux mois passés chez un phthisique.
S'il n'avait pas son timbre métallique on pourrait le confondre avec le râle caverneux ou avec le bruit que les battements du cœur excitent en percutant l'estomac plein de gaz, ou enfin avec un véritable râle à grosses bulles que fait entendre ce même viscère lorsqu'il renferme à la fois un liquide et des gaz.
6° Bruits «Ictcrmiités pai* Ea Tiliraiiois %'Ofalc et sigucs <liag;uostiq«ios <|ii'clle foiornit, Les vibrations sonores qui constituent la voix humaine s'altèrent promptement, et à un haut degré dans les maladies. On doit étudier : 1" les modifications qui portent sur la voix entendue à distance; 2° sur la voix auscultée c'est-à-dire sur les vibrations qu'elle transmet à l'oreille.
1° Altération d' intensité de la voix. On trouve des ma- i° Aiiéraiion de
\di voix
lades chez lesquels la voix s'affaiblit à tel point, qu'ils ne i ésion peuvent plus se faire entendre ou qu'ils ne le font qu'avec '^'imensitô.
SYMPTOMES RESPIUATOIRES.
beaucoup de peine. Ils ne sont pas aphones, car ils peuvent encore parler quand ils font un effort sur euxmêmes. La faiblesse de la voix annonce un état congénital, un affaiblissement général, certaines formes de délire, l'hystérie, la nosomanie. Les affections cérébrales, l'apoplexie, le ramollissement donnent lieu à ce trouble fonctionnelle.
Il est le symptôme ordinaire des maladies aiguës et chroniques de poitrine, de la pneumonie, et surtout delà phthisie pulmonaire, à toutes ses périodes. Il en est même le seul signe à une époque où il serait impossible encore de soupçonner l'existence de la tuberculisation. L'apliOQie, Vaphoilie, ou la perte absolue de la voix, est le symptôme des maladies aiguës ou chroniques du larynx et de la trachée ; lorsqu'elle est accompagnée de douleur, de toux, de suffocation, on doit annoncer l'existence d'une larynsymptomatique; gitc chronique, OU d'ulcératious simplcs ou syphilitiques.
L'anévrisme de l'aorte, du tronc brachio-céphalique, la compression du nerf laryngé, dans ce cas et clans d'autres . où il est entouré de masses tuberculeuses ou cancéreuses, sont des causes fréquentes d'aphonie. Elle se manifeste au début des affections qui se compliquent de laryngite comme la rougeole et la variole.
Nous rangeons encore parmi les aphonies symplomatiques celles qui suivent l'hémorrhagie, le ramollissement cérébral, la paralysie des muscles thoraciques liée à une affection de la moelle épinière qui a son siège dans la portion respiratoire de ce centre nerveux, sympaihiquc. Une aphouic sym};aihiqiie remarquable est celle qu'on i observe chez les hystériques, soit avant, soit après les accès. Nous l'avons aussi trouvée chez des jeunes filles mal réglées, qui n'avaient jamais eu d'accès hystérique ;