‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 118 sur 232 · ALTÉRATION DR LA VOIX · texte numérisé non relu

ALTÉRATION DR LA VOIX

vient plainlive, dans toutes les maladies accompagnées de douleurs, lors même que le sujet n'a plus sa connaissance (péritonite, phlegmasie des viscères en général, névralgie et névropathies) .

Enfin parmi les maladies qui ont le plus d'influence sur la voix, notons les affections aiguës et chroniques de l'utérus et les déplacements de matrice. Chez les hystériques, la voix, souvent faible, se perd complètement, sans autre symptôme, et revient avec la même rapidité, après un temps souvent fort long. Elle s'altère aussi pendant la grossesse, etc.

Du cri. Le cri est un mode d'expression qui n'est réelle- du cr ment proportionné à la souffrance qu'autant que le malade est courageux ;• aussi le médecin éprouve-t-il quelque difficulté pour calculer l'intensité du mal d'après l'intensité et la fréquence des cris. Ils ne peuvent servir de signe que dans un très-petit nombre de maladies. Un seul cri sourd, rauque, sauvage, inarticulé marque souvent le début de l'attaque d'épilepsie. Ils sont répétés, éclatants et aigus, pareils à des glapissements ou à des cris d'animaux dans les accès d'hystérie; violents et plaintifs, continuels ou intermittents dans diverses espèces de délire, etc., etc.

Le son vocal inarticulé, volontaire ou involontaire qui constitue le cri , a une importance très-grande chez le nouveau-né et l'enfant. Il faut l'étudier chez eux, exactement de la même manière que la voix chez l'adulte. 1° On trouve qu'il est faible ou nul et remplacé par une espèce de souffle plaintif ou de grognement, chez les enfants peu viables, cacochymes, affaiblis par la maladie ; on n'entend plus alors ce sifflement inspiratoire , aigu et convulsif qu'on a nommé si singulièrement la rejTi. 3a

prise (1) ; 2° on a remarqué que le cri est sourd, voilé, semblable à une plainte étouffée dans l'angine tonsillaire, le croup et l'œdème de la glotte ; qu'au contraire la reprise est souvent rauque et stridente ; 3" que le cri est aigu, et offre un timbre sauvage et plaintif dans la méningite simple et tuberculeuse ; li° que la fréquence et la presque continuité des cris se rattachent souvent à l'éruption dentaire, à des coliques, sinon à l'indocilité et à la méchanceté des enfants.

2° Symptômes fournis par V auscultation de la voix. Il faut d'abord prendre une idée exacte de la nature et de la cause des phénomènes sonores dont la poitrine est le siège. Ce qu'on entend à l'aide de l'oreille ou du stéthoscope appliqués sur les parois thoraciques n'est nullement la voix articulée et distincte qui se forme dans le larynx, mais uniquement les vibrations sonores auxquelles elle donne lieu, et qui viennent retentir dans la cavité broncho-pulmonaire et dans toutes les parties solides du thorax et même de la tête. Elles se transmettent, au moyen de la colonne d'air consonnante, jusqu'à l'oreille de l'observateur et de la même manière jusqu'à sa main, pour constituer l'ondulation pectorale.

Mode Un son solidien produit, par exemple, parla percus-

de production . x ' i ±

de la vibration sion la plus légère, nous dirons mieux par le moindre gratot iimracique- ^^^"^^^^ opéi^é sur le larynx ou l'échancrure du sternum, théorie se transmet avcc une intensité extrême à toutes les parois

de la resonnance ii •■• .a ii- •

vocale. poitrme et même plus loni encore, jusqu a la tête

et au bassin. Les mêmes phénomènes ont lieu quand on

(1) Billard, Trailé des maladies dea enfants nouveau-nés, p. 49, in-8°, Paris, 183".

Page 1