‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 122 sur 232 · BRU 1 1' DE FLOT · texte numérisé non relu

BRU 1 1' DE FLOT

'2° Bruit de flot thoracique. Nous avons l'ail remarquer, «ruii de noi en parlant du râle ampliorique, que le bruit de flot n'est autre qu'un râle, c'est-à-dire un bruit hydro-aérique, avec cette seule dilFérence que, dans le tintement, c'est la respiration, la toux ou la voix qui font vibrer le liquide, crever les bulles à l'entrée de la cavité broncho-pleurale , tandis que dans le bruit de flot c'est la secousse imprimée au tronc qui fait parler le liquide et le gaz dans la cavité close. On entend alors un gargouillement à H n'est pas autre timbre clair, argentin, semblable à celui qu'on produit ^''"râie""° en agitant une carafe à moitié remplie d'eau : le malade lui -même a la sensation de ce bruit et peut le déterminer soit en marchant, soit en remuant le tronc. La manière la plus sûre de le provoquer est de suivre un procédé opératoire plus ou moins analogue à celui qui a été indiqué par Hippocrate, à qui l'on doit la découverte de ce mode d'exploration. Le malade étant assis sur son lit, on place succussion les mains sur chaque épaule et on les balance alternati- • vement de droite à gauche. Le bruit de flot se manifeste alors et on l'entend très- bien, même à quelque distance de la poitrine, ou mieux encore en y appliquant l'oreille. On a donné assez singulièrement le nom de succussion Hippocratique à ce procédé opératoire.

Le bj'uitde flot est le signe de l'hydro-pneumo-thorax. dans le pneumo- II faut que les deux conditions physiques suivantes soient ''J^'""'"'"'"*'*réunies, pour que le bruit morbide se montre d'une manière évidente : 1° que l'espace occupé par l'air soit assez grand pour que le liquide s'y meuve librement ; 2** que celui-ci n'y soit pas en quantité trop grande. Il est rare qu'une excavation tuberculeuse soit assez vaste, et le liquide contenu de nature telle que le bruit de flot puisse se produire, avec une lésion de ce genre.

o22 SYMPTOMES RESPIP.ATOIUES.

Flucluaiion Oii lie Confondra pas avec le bruit de flot un phénomène intercosuie jjjQj.j^jdg ^^^^^ différent qui consiste dans la sensation

dislincte de la ^

précédente, que donne le liquide renfermé dans la plèvre, lorsqu'il vient faire saillie dans les espaces intercostaux. 11 faut, pour produire cette fluctuation, presser avec les doigts des deux mains , au niveau des muscles intercostaux , plus ou moins distendus el imprimer au liquide une vibration qui se sent facilement. Outre qu'il est très-rare de rencontrer ce symptôme, d'une manière évidente, on possède alors d'autres signes d'une valeur bien autrement grande.

Auiopiioiiie. 10° Des syiMi»eôBsiejS foiirui»» par raiitoplionie.

L'autoplionie (de aÙTÔi;, soi-même, et tfcuvsTv, parler) est un mode d'exploration qui consiste à parler à haute voix, après avoir appliqué l'oreille immédiatement sur la poitrine du malade ou à une très-courte distance. On se propose ainsi de faire passer par les parties solides du crâne jusque dans la paroi thoracique du sujet, les vibrations vocales qui sortent de la bouche. Si l'enceinte pectorale a ses qualités physiques naturelles, et si la cavité sonore constituée par le poumon et la plèvre sont à l'état normal , la voix y vibre avec plus de force et avec un timbre plus clair que si le poumon est induré ou tuberculeux. En un mot les phénomènes, quoi qu'on en ait dit, se passent exactement comme si c'était la voix du malade qui fût venue traverser les corps solides et bons conducteurs, qui composent le thorax. Du reste, on ne trouve pas à la voix des caractères différents selon qu'il existe une pneumonie ou une pleurésie, et tout le monde s'accorde à dire qu'on n'a, jusqu'à présent, retiré aucun signe de ce mode d'exploration. On obtiendrait dés résultats plus tranchés et plus rigoureux en fai-

PHÉNOMÈNES CHIMIQUES. 5v23

sant vibrer, sur les points de la poitrine qu'on voudrait explorer, un diapason ou un monocorde. Il serait alors facile de s'assurer que les vibrations sonores sont moins intenses et durent moins longtemps quand on place l'instrument sur un poumon atteint de plilegmasie ou sur une plèvre remplie d'eau.

1 1° Des symptômes fournis par rétndc eom- De la percussion binée de la percussion et de rauseultation. i-juscuiuiion Deux médecins américains, MM. Gammann et Clark, ont donné plus de développement à l'idée qu'avait eue Laennec de combiner l'auscultation à la percussion. Malgré leur louable insistance, on se sert peu de cette méthode, parce qu'elle n'a pas fourni de résultats plus précis que la percussion ordinaire et qu'elle est d'une exécution plus difficile. Nous dirons même qu'elle expose à des erreurs quand on percute des organes qui rendent un son clair. Lorsqu'on veut recourir à ce double procédé d'exploration, on se sert d'un cylindre plein en bois de sapin, terminé par une plaque sur laquelle repose l'oreille. Pendant qu'on ausculte, un aide percute sur un plessimètre avec un doigt et très-doucement. Cette méthode ne donne même pas des symptômes aussi importants que ceux qu'on peut retirer de la percussion seule.

§ III. Symptômes tirés de l'altération des actes

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