‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 124 sur 232 · SYMPTÔMES FOURNIS PAR LES TROUBLES DE LA CALORIFICATION · texte numérisé non relu

SYMPTÔMES FOURNIS PAR LES TROUBLES DE LA CALORIFICATION

La production de la chaleur dans le corps de l'homme De la place comme dans celui des animaux, est le résultat général et ''"^ '^réiudè'^"^^'^ définitif de toutes les fonctions. On verra plus loin que «ieiaiempéraiure

r • , X 1 1 T , , 1 » , T en séméiologie.

ce sont précisément les maladies générales, c est-à-dire celles qui troublent tous les grands systèmes, qui s'accompagnent aussi des altérations les plus marquées de la température.

Dans la première partie de cet ouvrage, nous avons envisagé la température comme élément essentiel de maladies (voyez t. II , p. 1 ) ; nous y renvoyons le lecteur. Nous nous proposons maintenant d'étudier les altérations qu'elle subit, en nous attachant surtout aux symptômes, et aux signes diagnostiques que l'on peut en tirer.

La calorification humaine, mal comprise jusqu'à ce opinion amique qu'on eût saisi le rapport qui existe entre elle et les ^"corporènc""^ causes physico-chimiques qui la produisent , n'apparut d'abord aux observateurs anciens que comme un fait élémentaire, primordial , appartenant au corps humain, au même titre, que la sensibilité, l'intelligence ou telle autre faculté vitale. Ils n'ignoraient pas que la chaleur innée était altérée dans un grand nombre de maladies, mais ils ne pouvaient soupçonner l'existence des actions moléculaires que la chimie et la physique modernes nous ont révélées, et dont les troubles influent d'une manière si puissante sur la calorification. C'est dans cette voie nouvelle que, depuis Dehaen et Borsieri, se sont engagés un m. 34

grand nombre d'observateurs, tant en France que dans les pays étrangers.

Choix On s'est d'abord servi et l'on se sert encore d'un ther-

nsirumenis j;i-iQn^ètj,g ordinaire pour mesurer la température. On peut dire qu'il est suffisant pour l'étude clinique des maladies et peut y rendre de très-grands services; mais il est défectueux comme instrument de précision , et lorsqu'il s'agit d'éclairer les points obscurs et litigieux de la calorimétrie physiologique et pathologique. Dans ce cas, il faut employer des instruments plus parfaits, tels que le thermomètre métastatique de M. Walferdin ou l'appareil thermo-électrique (1). C'est ainsi seulement qu'on a pu s'assurer que tous les organes du corps n'ont pas la môme température ; que le sang des veines hépatiques est plus chaud que celui des autres parties du corps, et le sang des cavités droites plus que celui des cavités gauches, contrairement à ce que l'on croyait quand on considérait le poumon comme un vaste foyer de chaleur. Nous ne voulons pas insister sur ces faits qui appartiennent à la physiologie ; ils prouvent seulement qu'on ne peut arriver à élucider les parties encore douteuses de la pathologie qu'à la condition de recourir à des moyens d'exploration en rapport avec les progrès de la physique et de la chimie modernes.

Division. Nous commencerons par décrire les modifications de la température dans les maladies en général ; nous les poursuivrons ensuite dans quelques groupes nosologiques.

(1) Voir sur ce sujet l'excellent ouvrage de M. Gav;urct , De la chaletir produite par les êtres vivants y cli.I, in-r2, Pari-s 1855, et le livre de M. Ci. llcrnard, Leçons sur les propriétés pliysioloyiques et les altération:; pathologiques des Uquùies de rorganisme, t. 1 , in-8», Paris, 1859.

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