HALLUCINATION
quiétude, la torpeur, les hallucinations les plus pénibles, la faiblesse générale, l'apyrexie, servent à les faire reconnaître.
Au contraire, la mmiie donne lieu à de l'agitation, à de Manie, la colère, à des mouvements désordonnés, à des actes de fureur, à des tentatives d'homicide et même de suicide; contrairement à la mélancolie, elle indique une période aiguë, de surexcitation, de l'aliénation mentale.
Démence. L'abaissement de toutes les facultés, la faiblesse du raisonnement, la nullité des idées, des sentiments moraux , la prédominance souvent brutale des instincts, auxquels s'ajoutent la perte de la mémoire et la paralysie, caractérisent suffisamment l'état pathologique accidentel ou sénile qui a reçu le nom de clémence.
IJidiolie ou Vimbécillilè est l'arrêt de développement partiel, incomplet ou complet des facultés intellectuelles et des sentiments; les instincts restent à l'état rudimentaire, peu ou point développés, parfois prédominants. Les êtres dégénérés atteints d'idiotie forment une nombreuse famille dont les membres sont marqués par des différences intellectuelles très-grandes, qui commencent à la faiblesse de l'esprit et finissent à l'idiotie et au crétinisme le plus complet, dans lequel le sujet ne peut même plus manger seul.
DE l'hallucination.
Deriiallueiuatloii eu géucral. L'hallucination est Hallucination, une perception sensorielle qui se produit sans aucune impression actuelle, àlaquelle le malade prétend néanmoins la rapporter. On sait que la sensation est un acte intellectuel qui se compose de la perception, de l'impression et de la
58 SYMPTOMES CÉI'.ÉBUAUX.
transmission au cerveau. Or, clans F hallucination, ces deux derniers actes manquent complètement ; la création cérébrale toute imaginaire, tonte fantastique, reste. « L'halluciné, dit Esquirol, a la sensation intime d'une sensation actuellement existante, alors que nul objet extérieur propre cà exciter cette sensation n'est à la portée de ses sens. Ce symptôme est un phénomène intellectuel, cérébral; les sens ne sont pour rien dans sa production. » C'est pour cela que l'expression decUUredes «('«s proposée pour rendre ce trouble mental est mauvaise et doit être Illusion. rejetée; elle conviendrait mieux pour désigner l'illusion.
Én effet, dans celle-ci, l'impression normale ou morbide qui sollicite la sensation est réelle ; l'appareil sensoriel est affecté par un stimulant ou par un irritant. Des nuages sont pris pour des armées, le bruit du vent pour des voix menaçantes ; les rayons de la lune pour des ennemis, les odeurs les plus simples pour des poisons et des vapeurs sulfureuses, etc. La douleur d'une plaie est pour l'illusionné un chien, un chat ou un autre animal qui monte le long d'un membre ou pénètre dans les chairs. Il y a encore illusion lorsque le sujet méconnaît les personnes qui l'entourent, et les prend pour un roi , un poëte, un personnage historique, pour son père ou sa mère, etc. aiiucinaiion L'hallucination affecte une ou plusieurs sensations à la de la vue; fois ousuccessivement. La plusfréquentede toutes estcelle de la vue, qui a fait donner pendant longtemps le nom de visionnaires aux hallucinés. On sait jusqu'à quel point ce trouble cérébral peut aller chez quelques malades, qui voient non-seulement des personnes mortes ou vivantes, mais des scènes entières et des tableaux où s'agitent des drames terribles, des scènes burlesques, fantastiques, etc. Us entendent (tes voix menaçantes, des ordres