‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 130 sur 232 · SAUVE · texte numérisé non relu

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syphilitiques, de déchirures opérées par les dents pendant les attaques d'épilepsie ou de cicatrices qui remplacent ces plaies, etc. iNous nous sommes écarté, à dessein, de l'ordre généralement suivi dans l'étude des symptômes fournis par la langue , parce que cet ordre n'est point satisfaisant.

5" Symptômes tirés de V examen de la salive. Ce liquide 'a salive, concourt à l'accomplissement d'un très-grand nombre d'actes, tels que la gustation, l'imbibition et la déglutition des aliments, la digestion gastrique. Quelles sont les altérations évidentes qu'y détermine la maladie? Elles portent : 1° sur la quantité ; 2^ sur la composition chimique de la salive.

La salive peut être représentée par une grande quantité ^^^^^

, . séméiolique

d eau, des sels et une substance azotée, la ptyalme, qui de la salive.

lui donne sa viscosité. Les diverses expériences qu'on

fait généralement sur la salive de l'homme ne portent, en

réalité, que sur un liquide mixte, formé de mucus et de

salive recueillis dans la bouche. Ainsi, au point de vue de

la séméiotique et de la physiologie, il faut distinguer la

salive d'avec le liquide buccal. C'est pour avoir négligé

cette distinction qu'on a émis tant d'erreurs sur ses

réactions. On ne peut étudier à part les salives paroti-

dienne et sous-maxillaire ; ce que nous dirons s'applique

à la salive mixte ou buccale (1) .

Quantité de salive. Elle varie dans un assez grand Quantité

de salive.

nombre de maladies; tantpt elle est augmentée, tantôt diminuée,

(0 Voyez sur ce sujet les travaux recommandables mais peu décisifs de Cl. Bernard , Leçons sur les propriétés physiques et les altérations pathologiques des liquides de l'organisme, t. II, p. 239, 1859. — Longet, Traité de physiologie, t. I, 2« part., 2" fascic, p. 155;, 1859.

:,f,0 SYMPTOATES BUCCAUX.

1» Augraeniéo: Augmenlalion de la quantité de salive. Trois ordres de causes Ibrl différentes agissent pour accroître l'afilux de la salive : 1" une irritation directe de la membrane muqueuse buccale , qui se transmet jusqu'à la glande ; 2° une irritation qui siège dans des organes plus ou moins éloignés de celle-ci; 3" l'irritation sécrétoire idiopathique des glandes elles-mêmes.

A. piyaiisme A. Le ptrjalisme (de •TixuaXov, crachat) symplomatique

symplomalique. jjjontre chaquc fois qu'il existe une irritation congestive simple ou inflammatoire des tissus qui entrent dans la composition de la cavité buccale. Le travail d'éruption dentaire chez les enfants, la stomatite simple, mercurielle, ulcéreuse, syphilitique, varioleuse, la glossite, la carie dentaire et les tumeurs de diverse nature, donnent lieu à l'hypercrinie salivaire. Dans la salivation mercurielle, la quantité de liquide peut être de 200 à 2,000 grammes. On observe encore ce flux dans la névralgie des nerfs dentaires et des branches maxillaires du trifacial.

n. Sympathique. R. La salivatioïi sympathique est un symptôme qui se voit souvent dans la grossesse, le cancer de l'estomac, surtout de l'orifice supérieur, les maladies du pancréas, les tumeurs cancéreuses situées dans le repli gastro-hépatique et le mésentère , les afl'ections vermineuses (ténia, plus rarement les lombrics), dans toutes les s formes de gastralgie, l'hypocondrie, l'hystérie, chez les \ chlorotiques et les jeunes fdles dont la menstruation est t profondément altérée.

c. Idiopathique. C. Vhypcrcrinie salivaire ou le ptyalisme idiopathique est tout à la fois la maladie et le symptôme de la maladie.

La salive dont la quantité est accrue, ressemble à

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