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SALIVE

une eau légèrement opaline, neutre ou avec réaction alcaline très-faible.

La dimimition, à différents degrés, de la quantité normale de la salive a été observée dans les phlegmasies, le cancer de l'estomac, la gastralgie simple et hystérique, dans le choléra, le diabète et les diarrhées intenses.

Altération de la composition chimique de la salive. La Aiiéraiion

1 T 1 T , , . 1 de composilion

composition normale de la sauve est mal connue, et plus ,3 encore l'altération qu'elle éprouve dans le cours des maladies. Elle est alcaline chez l'homme sain, et si on lui trouve une faible réaction acide, dans quelques cas, c'est que la proportion du mucus buccal est augmentée. Tout ce qu'on a écrit sur l'acidité de la salive, dans les maladies, fourmille d'erreurs qu'il ne faut plus répéter dans les livres. Dans la syalorrhée idiopathique, la salive est neutre ou à peine alcaline, en raison de la quantité considérable d'eau qu'elle contient. On ne sait pas si les maladies altèrent les proportions de ce dernier élément ; les différences qu'on a constatées sont trop minimes pour qu'on puisse en tirer quelque conclusion définitive.

Le glycose ne se retrouve pas dans la salive des diabétiques, suivant la plupart des auteurs ; d'autres disent l'y avoir constatée. Les crachats en renferment.

On a attribué à la quantité plus grande de sulfo-cya- suUo cyanure nure alcalin, que plusieurs physiologistes disent exister normalement dans la salive, les qualités délétères que ce liquide peut acquérir dans la rage, chez les animaux.

Il existe dans la salive mixte ou buccale, un principe fermentifère, saccharifiant, que les uns assimilent à la diastase, les autres à une matière organique putrescible, et qui opère la transformation de l'amidon en dextrine et en glycose. Ce principe est-il plus a])ondant ou nul iiî. 36

alcalin.

om SYMPTOMES BUCCAUX.

flans certaines maladies? C'est ce qu'il est impossible de (lire quant à présent. L'odeur que contracte la salive est très-fétide dans la carie dentaire, la stomatite mercuriellc, l'angine, les ulcérations syphilitiques, morveuses, etc.; elle est acide dans l'embarras gastrique, fade, nauséeuse dans un grand nombre de maladies de l'estomac.

g II. Symptômes tirés de la mastication et la déglutition.

Troubles ])ans lui grand nombre de maladies générales et dans la déglutition, celles qu'i aficctent le pharynx et l'œsophage, il faut examiner attentivement toutes les parties accessibles à la vue, afin de rechercher les changements de forme, de volume, de couleur, de texture, qui peuvent s'y produire. On ne doit jamais négliger cette étude, surtout chez les jeunes sujets, et aucune considération ne doit empêcher le médecin de s'y livrer, lorsqu'il croit cet examen nécessaire au diagnostic, ignés fournis L'inspection, à l'aide de la lumière naturelle ou artifipar rexamon ^-^^^Iq . le touchcr et l'introductiou d'une sonde dans

du pharynx

de l'œsopiiage. l'œsophagc, sout Ics sculs moycus de reconnaître le siège et la nature des maladies congénitales du palais, de la luette, les ulcères spécifiques, les abcès, les fausses membranes et les tumeurs cancéreuses situées à l'isthme du gosier, dans le pharynx, l'œsophage ou les parties environnantes.

Dans ces derniers temps (1860), M. Czermak a proposé et employé, avec succès, un appareil d'optique qui permet d'apercevoir, avec une grande facilité, l'isthme du gosier, le pharynx et la partie supérieure du larynx.

La luette ainsi que les piliers du voile du palais sont

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souvent déviés clans la paralysie du nerf facial. Le sommet de la luette se dirige du côté non paralysé, comme les autres parties du visage. Dans d'autres cas, il n'existe aucun changement de direction ; ce que les physiologistes expliquent par le siège différent de la lésion située tantôt en dehors, tantôt en dedans du coude que forme le nerf facial dans le rocher. L'hémorrhagie cérébrale détermine le môme symptôme.

De la djNplaag^ie. Il existe trois temps dans la dé- TrouWes glutition : le premier marqué par la formation et le mou- foncuonneis. vement du bol alimentaire qui s'arrête au devant de l'isthme du gosier; le second, parla pénétration rapide de ce bol dans le pharynx qu'il parcourt jusqu'à la partie supérieure de l'œsophage ; le troisième, par le passage de l'aliment à travers ce conduit. Cette division physiologique est tellement conforme aux troubles que provoquent les maladies qu'on n'en saurait proposer une meilleure au point de vue de la séméiotique. Nous étudierons donc : 1" une dysphagie buccale ; 2" pharyngienne ; 3° œsophagienne.

Nous décrirons sous le nom de dysphagie {de où:, diffi- nés dyspiingics. cilcment, et cpay-av, manger) tous les troubles qui portent sur les trois actes que nous venons d'indiquer. Par un singulier abus de langage, on est arrivé à désigner, sous ce nom, la difficulté d'avaler, comme si l'action de manger était réduite à cette seule partie de la fonction.

1° Diisnhanie buccale. La formation du bol alimentaire nyspiiagic

l)UCC3lC

exige le concours d'un très-grand nombre d'actes qui peuvent être troublés par la maladié. Si l'insalivation, la gustation ou la mastication ne s'exécutent pas bien la déglutition est gênée. ^^^,,1^,^ Chez l'enfant, la succion se fait mal lorsque le frein de do la smcion.

SYM PTOMKS PII A R YNG I ENS.

Maladies qui produisent la dyspliagie buccale.

2° Dysphagie pharyngienne.

la langue est trop court, lorsque celle-ci adhère au plancher de la bouche, lorsque la lèvre supérieure et la voûte palatine sont divisées. L'inflammation de la membrane buccale, des gencives, ou l'éruption difficile des dents, le coryza, la faiblesse congénitale , etc. , empêchent l'enfant de saisir et de sucer le sein de sa nourrice.

Nous ne ferons qu'énumérer les causes de la dysphagie buccale : les unes portent sur l'appareil locomoteur, telles sont la fracture, la luxation de l'os maxillaire, l'arthrite simple ou rhumatismale du condyle , les maladies de cet os ; les autres sur les muscles des joues et de la langue ( hémorrhagies et ramollissement du cerveau). Il faut rapporter encore le symptôme indiqué aux convulsions cloniques , à la chorée, à l'hystérie, à la contracture permanente des masséters, si fréquente dans le tétanos, la rage, la méningite simple ou cérébro-spinale.

La dysphagie est le symptôme de plusieurs affections qui siègent sur la membrane buccale et rendent difficiles et douloureux les moindres mouvements de la bouche ; de ce nombre sont la stomatite, les aphthes, le muguet, le ramollissement scorbutique et la gangrène des gencives. Les maladies de la parotide, de la glande sous-maxillaire, des conduits de Stenon et de Warthon , troublent la déglutition. Il en est de même de la chute des dents parles progrès de l'âge ou par l'effet de la maladie, d'une perforation syphilitique, morveuse ou cancéreuse de la voûte palatine et des altérations des os maxillaires par la syphihs, la morve, etc.

2° Dysphagie pharyngienne ou gutturale. Les substances alimentaires et les boissons ne peuvent franchir l'isthme guttural qu'en produisant une douleur vive qui

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s'étend jusquedansl' oreille interne, en même temps qu'une contraction des muscles du pharynx. Une partie de ces substances est rejetée hors de la bouche ou s'engage convulsivement dans l'ouverture des fosses nasales et revient par la partie antérieure du nez. Dans d'autres cas , il existe un spasme peu marqué qui permet au malade d'avaler encore quelques boissons ou des aliments liquides, sans qu'il se manifeste aucune douleur. Parfois la dysphagie est complète ^ aucun aliment ne peut passer.

On observe ces diverses formes de dysphagie dans la sympiomaiique pharyngite, l'amygdalite, la procidence de la luette, la jonue stége diphthérite, les ulcérations simples ou syphilitiques, les est dans indurations cancéreuses et les tumeurs de même nature '"'^ leroseT^^' situées à la base de la langue. A l'aide de l'inspection des 'es muscles, parties malades, on reconnaîtra s'il ne s'est pas développé quelque affection organique sur l'apophyse basilaire, sur la colonne vertébrale, sur l'épiglotte ou dans les tissus ambiants (anévrisme et cancer).

Souvent une partie des aliments ou des boissons pénètre dans les fosses nasales, lorsque la luette et les piliers du voile du palais, les postérieures surtout, sont détruits par une ulcération ou la gangrène.

La paralysie du voile du palais, consécutive à une pha- Paralysie du voilo ryngite simple ou pseudo-membraneuse, se développe *^"ja^,s'^ dans la convalescence de la maladie ou quelque temps la pharyngite •. après. Tout fait supposer que ce sont les muscles pliaryngo-staphylins, dont l'action est toute-puissante pour empêcher les aliments et les boissons de pénétrer dans l'ouverture postérieure des fosses nasales, qui sont paralysés, lorsque ceux-ci reviennent en partie ou en totalité par le nez, lorsque la voix est nasonnée. Du reste ,

im SYMPTOMKS PHARYNGIENS.

l'examen direct de l'arrière-gorge prouve que si la texture des parties membraneuse est intacte , leur coutracdans les maladies tion est lîulle OU incomplète. La paralysie de la septième du cerveau; p^^j^.g l'iiémorrhagie cérébrale donnent aussi lieu à la dyspliagie dont nous venons de parler. 11 en est de même des ulcérations et de la gangrène, de la luette et du voile palais.

les névroses; Le rhumatisme des muscles du pharynx peut être la cause de ce symptôme qui est aussi très-fréquent dans le cours de la rage, de l'hydrophobie, de l'hypocondrie, de l'hystérie, de l'aliénation mentale et de la fièvre typhoïde, etc. La convulsion musculaire trouble l'ensemble des mouvements, les maladies Le rôle essentiel que joue l'épiglotte dans la déglutition e epigiotte, aujourd'hui reconnu par tous les physiologistes, contrairement à ce que soutenait Magendie. La phlegmasie violente, les ulcérations, la destruction de cet opercule gênent beaucoup la déglutition des aliments solides , et surtout des liquides. On observe cette dysphagie, à un très-haut degré, dans la phthisie laryngée, les ulcérations syphilitiques et cancéreuses du larynx. On peut dire qu'elle constitue un des symptômes les plus fréquents et les plus douloureux de ces maladies. ^ des lèvres Les affectious des lèvres de la glotte produisent-elles deiagiouc. symptôme? Ordinairement la constriction énergique des muscles intrinsèques du larynx pendant la déglutition, assure, comme chacun le sait, l'occlusion exacte de cette ouverture. On voit les boissons y pénétrer, dans quelques cas rares d'ulcérations tuberculeuses, et chez les enfants qui ont été trachéotomisés pour une affection croupale. La paralysie des muscles constricteurs inférieurs du pharynx, plutôt que celle des muscles intrinsèques du larynx,

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auxquels se rendent le nerf récurrent et le laryngé supérieur, nous paraît être la cause de cette dysphagie. Faisons d'ailleurs remarquer que les maladies du larynx les plus aiguës comme les plus chroniques n'altèrent pas, en général, la déglutition.

La diminution des sécrétions salivaire et muqueuse peut apporter un obstacle réel à la déglutition. C'est, en partie, de cette manière, qu'agissent les émotions morales, la fièvre, la pharyngite, la dessiccation rapide de la membrane muqueuse dans les maladies des organes respiratoires, la belladone, etc.

3° Dysphagie œsophagienne. Elle est caractérisée par 3° Dysphagie l'arrêt du bol alimentaire au niveau de l'œsophage, ou °°5°p''^s'''^°«<^ par la difficulté extrême que le malade éprouve à lui faire franchir cette portion du conduit membraneux. Souvent les boissons seules arrivent dans l'estomac, et les aliments solides remontent, par régurgitation, jusque dans la bouche, suivant l'intensité de l'obstacle qui s'oppose à leur passage. On voit des malades obligés de pousser le bol alimentaire, avec une baguette, pour lui faire traverser l'œsophage. Dans un grand nombre de cas, la déglutition, quoique difficile, n'est point douloureuse : dans d'autres, les sujets éprouvent, durant la contraction œsophagienne, une douleur vive qui a son siège entre les deux omoplates et se prolonge jusqu'à la base de la poitrine. Cette sensation indique assez bien le lieu occupé par la maladie de l'œsophage. Elle consiste dans une lésion cancéreuse, plus rarement une ulcération simple ou une lésion trauraatique des membranes. L'obstacle que la maladie oppose au cours des matières alimentaires, finit par amener au-dessus une dilatation du conduit. L'introduction d'une sonde est le seul moyen de

SYMPTOMES OESOPllAf i 1 ENS.

se former une idée exacte de la nature et du siège de la maladie. La rumination et la régurgitation partielle ou complète des aliments indiquent cette oblitération momentanée ou permanente de l'œsophage.

La dysphagie œsophagienne est le symptôme, 1" d'une maladie de l'œsophage ; 2° d'un organe environnant ^ 3° du système nerveux. Elle peut être aussi sympathique ou idiopathique.

Dysphagie A. Dysphagie symptomatique. Elle peut être déterminée

symptomalique , • > ^ i • -,

d'une maladie P^-i' uu corps étranger qui S arrête dans un pomt du conderœsophage: ^^[^ membraueux, par une phlegmasie, un rhumatisme, une production épithéliale ou cancéreuse, des organes Les makdics scrofuleuses des os, le rachitisme, les environnants. Qsj;^Qp|^y^Qg^ l'anévrisme de l'aorte pectorale, dans ses

trois portions et surtout la dégénérescence des ganglions lymphatiques qui entourent le cardia, peuvent, en comprimant le canal alimentaire, amener une forte dysphagie.

Il est rare d'observer ce symptôme dans les tubercules des ganglions bronchiques, dans les excavations tuberculeuses, excepté lorsqu'il survient dans l'œsophage un travail phlegmasique ou une ulcération.

La paralysie symptomatique d'une hémorrhagie ou d'un ramollissement cérébral s'accom'pagne parfois d'une dysphagie passagère ou permanente. Ordinairement elle indique un état fort grave, et très-souvent une fin prochaine.

B. La dysphagie sympalhique se rencontre dans les aiTections organiques de l'estomac, du foie, dans la dyspepsie, la gastralgie, les maladies vermàneuses, la grossesse et les lésions chroniques de l'utérus.

OE^opi.agisme. c. Comme exemples tranchés de dysphagie idiopathique, citons toutes celles qui se manifestent, d'une façon

CONFORMA TiOlN ÈPKi ASTlUQUb;. 569

passagère, dansle cours des névroses, telles que l'hystérie, la catalepsie, l'hypocondrie. On a désigné sous le nom de spasme œsophagien, d'œsophagisme , la constriction qui survient dans ces maladies et qui donne lieu à une difficulté extrême ou à l'impossibilité d'avaler, sans qu'il y ait douleur. Presque toujours des nausées, des vomituritions et des vomissements suivent cet état morbide.

§ III. Symptômes fournis par les troubles des fonctions

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