CRAMPES
8" Dans l'étranglement intestinal, les principes odorants des matières stercoralea, ou même quelques parties de ces dernières, peuvent venir se mêler aux liquides vomis qui rapportent alors une odeur tout à fait caractéristique.
On a dit aussi que les matières liquides de l'estomac pouvaient contenir l'urée ou le carbonate d'ammoniaque fourni par la décomposition de l'urée. Ce phénomène morbide ne se manifeste que dans les cas oii la sécrétion de l'urine est supprimée (urémie) ou dans le choléramorbus.
Nous terminerons en rappelant que des corps étrangers avalés par mégarde ou par supercherie ne peuvent pas toujours Iranchir le pylore. On a aussi parlé de sangsues, de grenouilles et d'animaux ingérés avec l'eau qui servait de boisson. Le médecin doit se défier de ces cas extraordinaires. Us sont communs dans l'hystérie, la folie et par conséquent simulés.
AltéraUon des mouvements des muscles de V estomac : 1" Convulsions (/uslriques; crampes. Nous ne comprenons pas pourquoi l'on a placé au nombre des troubles de la sensibilité les crampes de l'estomac. En eflet, l'élément essentiel de celles-ci, aussi bien que des crampes des muscles de la vie de relation est la contraction tonifjue et douloureuse du tissu musculaire. Dans d'autres cas la gastralgie précède et détermine les crampes.
INous diviserons les convulsions dont l'estomac est le siège en trois ordres distincts : 1° dans le premier se trouvent les convulsions cloniques et les mouvements anormaux qui peuvent, à eux seuls, produire l'éructation, la régurgitation , le vomissement même, avec le concours des muscles abdominaux , et qu'on observe
8" Matières slercorales.
Vomisseinenl urémique.
Corps venus (lu dehors.
Animaux el végétaux.
Convulsions gastriques.
Spasmes cloniques.
Spasmes toniques.
Crampes de l'cslomac.
souvent dans les affections cancéreuses ou purement gastralgiques de l'estomac, à la suite de toute lésion passagère ou durable des centres nerveux. A ce point de vue le vomissement est, dans la grande majorité des cas, une lésion de contractilité qu'il faut placer sur le même rang que la convulsion des muscles de la vie de relation.
2° Dans un second ordre, nous mettons les convulsions toniques, qui donnent lieu à une constriction pénible, ressentie à l'épigastre, empêchant pendant plusieurs heures la pénétration des liquides, et des aliments, et s'accompagnant souvent de la sensation d'une boule qui remonte jusqu'au pharynx. Il n'est pas rare d'observer des hystériques chez lesquels les boissons et les aliments sont immédiatement rejetés dès qu'ils ont touché la paroi interne de l'estomac. Cet organe, dans quelques cas de contractions spasmodiques, se resserre au point que sa cavité est presque entièrement effacée. Nous avons rencontré cet état pathologique chez des hystériques atteintes de vomissements incoercibles consécutifs à des; troubles menstruels, chez des femmes grosses et quelques nosomanes.
3° La convulsion tonique et douloureuse de l'estomac t qui a reçu le nom de crampe, s'accompagne d'une dou-leur très-vive qui la fait ressembler à celle du choléra ; ; les malades l'appellent colique (V estomac. Lorsque cet: organe a été privé pendant longtemps de ses stimulants habituels, soumis à une diète prolongée, plus oui moins rigoureuse, etc., il éprouve de violentes et douloureuses convulsions, qui ne sont pas rares chez les hypocondriaques, les dyspepsiques et les convalescents épuisés par une longue maladie. INous avons observé une crampe de ce genre chez trois jeunes malades hystériques