SOIF
après une diarrhée ou une diurèse abondante, après l'usage de sels alcalins, etc.
La soif est modérée ou si grande que les malades peuvent boire douze ou quinze litres de liquide sans être désaltérés. On appelle polydipsie (de ttoXùç, beaucoup, et ô(J;a, soif) cette soif immodérée qu'on observe dans quelques maladies assez rares.
Trois états morbides produisent la polydipsie : 1"» la Trois causes fièvre t et partant toutes les maladies dans le cours des- ^^^^T piètre'^* quelles elle se manifeste (inflammations, congestions aiguës, pyrexies) ; elle est même assez généralement en rapport avec l'intensité de la fièvre.
2' La diminulion de l'eau du sanrj est une cause très- 2» Maladies fréquente de polydipsie ; or cette perte d'eau peut tenir : l'Jnê d[mtnui!on i" à ce que la maladie provoque une sueur abondante dans la quantité comme la phihisie, les fièvres d'accès simples ou pernicieuses (fièvre sudorale) ; 2" à ce que f eau s'écoule incessamment par le rein, comme dans certaines diurèses, provoquée à l'aide de médicaments, ou dans le diabète; S" à ce que l'eau s'en va par les selles, comme dans la diarrhée colliquative, la dysenterie, le choléra morbus; li° à ce qu'elle s'échappe par les capillaires pour s'épancher dans les cavités séreuses et le tissu cellulaire général (hydropisie générale) ; 5° à ce que le sang lui-même diminue de quantité, et à ce que l'eau, résorbée partout, pénètre en abondance dans les vaisseaux, comme on le voit à la suite des hémorrhagies abondantes, quelles qu'en soient les causes (hém. traumatique et interne) ; (i° à ce que des flux séreux supplémentaires s'établissent dans quelque glande, comme dans la sialorrhée et la galactorrhée. Absiincnco
^ forcée
3° La troisième cause de soif intense, beaucoup plus jos boissons.
r;9G SYMPTOMES GASTRIQUES.
rare, est ['abstinence forcée des boissons, chez quelques malheureux dont l'épiglotte est détruite ou le larynx ulcéré profondément; dans quelques cas de cancer de l'œsophage, de l'orifice cardiaque et même de l'estomac, et lorsque des vomissements incessants ne laissent passer aucune boisson dans le tube digestif (vol vulus, étranglement interne, péritonite suraiguë, perforation gastrique ou intestinale) .
Évaporaiion L'évaporatiou continuelle de l'eau par la bouche, le de l'eau pharvux et la membrane muqueuse des bronches donne
des organes. , . . . • j. j
lieu à une soif excessive, chez les sujets atteints de pneumonie, de broncho-laryngite, de pleurésie, etc., qui respirent vite et par la bouche, pendant toute la durée de leur maladie.
Il importe peu, en séméiotique, de rattacher aux organes de la sécrétion biliaire ou à ceux de la digestion, la soif qu'on observe dans la glucosurie, et de la faire dépendre de la quantité d'eau nécessaire pour transformer la fécule en sucre, par conséquent, de considérer ce symptôme comme un trouble d'acte chimique qui a le foie pour siège ; notons seulement le phénomène.
La polydipsie se montre comme un symptôme assez rare de l'hypocondrie, de l'hystérie et des gastralgies. Elle doit figurer comme maladie essentielle , dans des cas ■ 011 il est impossible de remonter au delà de la lésion fonctionnelle.
l'oiydipsie La polydipsie est parfois l'eflet d'un trouble de l'innerou dipsomïe; ^^^^^^ cérébro-spiuale, et constitue le symptôme de la dypsomanie ou monomanie qui porte invinciblement les malades à boire des liqueurs ou du vin. 2«A.iipsie; 2° Adipsie (de à privatif, et o{(j;a, soif). La soif reste naturelle dans le plus grand nombre des maladies apyré-