DYSPEPSIE
tuée cavec des symptômes si nombreux et si variables, ait donné lieu à des discussions scolastiques , non encore épuisées, au sujet de la gastralgie et de la dyspepsie. L'intensité, la mobilité des symptômes, leur facile et rapide transformation, leur marche irrégulière et sans cesse modifiée par l'innervation cérébrale rendent chimériques les distinctions qu'on a voulu établir entre ces deux maladies. Pour nous, uniquement préoccupé de la synthèse des symptômes, nous avons dù rattacher la gastralgie à trois ordres distincts de maladies, à la névrose primitive de l'estomac (gastralgie idiopathique) ; à une lésion du viscère même (gastralgie symptomatique) ou des autres organes (gastralgie sympathique).
m. Signes fournis par les troubles de la CHYMIFICA- Troubles
TiON. On sait aujourd'hui que la chymifîcation se compose chymlncatic d'actes si nombreux, d'opérations si multipliées, si délicates, que la physiologie n'est parvenue à en pénétrer le secret, qu'après des travaux innombrables, qui laissent encore beaucoup à désirer. Or la maladie modifie, altère ces opérations, et il en résulte des phénomènes morbides que nous devons rechercher. En admettant même que la digestion ne soit qu'une simple dissolution, combien de conditions sont nécessaires pour que les matières protéiques, saccharines, féculentes, puissent être transformées en une matière assimilable ?
Le praticien ne peut que soupçonner l'existence d'un trouble dans les actes de la chymification, lorsqu'il voit celle-ci imparfaite ou nulle. Tout le porte à croire que la quantité de salive, de suc gastrique ou de pepsine est insuffisante, dans certaines formes de dyspepsie. Dans d'autres cas, il rencontre une gastrorrhée ou une sécrétion (latulçnte, qui explique le trouble de la chymificaiiau.
Une vive émotion cérébrale, une hémorrhagie du cerveau ou un exercice musculaire excessif, produisent ces effets.
De la dyspepsie. B>e !a «lyiS|»Cl»sIc. Ou donUC le UOm dc dxjspepsie (de oùc;,
difficile et Tii<|^i<;, coction, c'est-à-dire digestion difficile, pénible) à un trouble de la chymification caractérisé' par la lenteur, la difficulté de la digestion stomacale, avec ou sans gastralgie. La dyspepsie est donc, comme cette dernière, le symptôme d'une maladie qui se rattache 1° à une névrose de l'estomac; 2° à une maladie organique de ce viscère ; 3° à celle d'un autre organe.
On reconnaît la dyspepsie à la pesanteur, à la douleur gastrique, à l'anorexie, à la production de gaz, à la lenteur du travail de la chymification, à la fatigue générale qui l'accompagne et aux troubles sympathiques des centres nerveux (courbature, céphalalgie, faiblesse, insomnie, hypocondrie) .
Il serait à désirer, disions-nous en 1839, dans le Com-
Vices
de celle pendium de médecine pratique, qu'on effaçât le mot dys-
dénominalion. . , i i ■ , t i ti i r • •
pepsie du vocabulaire médical. Il manque de précision et ne peut servir qu'à désigner un simple trouble digestif; ce qui est très-vague ; ou une entité morbide dont on a cherché vainement, jusqu'ici, à trâcer les caractères distinctifs. Depuis l'époque où nous avons écrit ce passage, , on peut se faire une idée de la confusion déplorable dansi laquelle sont tombés les fondateurs de la dyspepsie, eni lisant les derniers ouvrages qu'ils ont publiés sur ce sujet. Que de subtilités et surtout que d'erreurs ils se seraient! épargnées, en considérant la dyspepsie comme un trouble de la chymification, dû aux mêmes causes que celles que nous avons assignées aux gastralgies et qu'il nous suffira i de rappeler.
<o Dyspepsie ^
gympiomalique. La dijspepsie sijmptomatique est un symptôme de toutes