CRAINTE DE LA MOUT
La mémoire se trouve exaltée dans un grand nombre de névroses de l'intelligence et du sentiment, dans le sonmambulisme naturel et chez les sujets atteints de monomaiiie.
Trouble de Tiusiluet tEe la coiiservallon. Il crainie n'est pas porté au même degré chez tous les hommes et '^^ subit de notables modifications dans la maladie. 11 se change en crainte immodérée de mourir chez les hypocondriaques , chez les névropathiques et tous ceux dont le système nerveux est excité. Les dyspepsies, les gastralgies et même les maladies organiques de l'estomac, celles de l'utérus, du foie et du cœur, causent une grande tristesse et de pénibles appréhensions chez les malades. Il en est de même de la phthisie pulmonaire : au début de cette maladie, des pressentiments sinistres viennent accabler les malades et, ce qui est bien digne de méditation, lorsque la lésion a fait d'irréparables ravages, lorsque la mort arrive à grands pas. ils forment les plus chimériques projets pour l'avenir. Cependant ce fait, qui est assez général, souffre des exceptions ; il n'est pas un praticien qui n'ait vu des malades annoncer, par avance, le sort qui leur est réservé.
Les enfants et les jeunes sujets, jusqu'à l'âge de dixhuit à vingt ans, ne manifestent pas la crainte de mourir. Ils ignorent jusqu'à la fm le danger de leur situation. On cite quelques rares exemples du contraire chez des enfants de sept à huit ans ; par contre, ce sentiment éclate à chaque instant, et sans motif, chez le vieillard. (Voyez Délire, p. 519, t. I.)
Les craintes imaginaires, c'est-à-dire celles qui font Nosophobie. redouter l'action nuisible de certains agents, sont le signe de la nosomanie, des névroses gastriques et de la
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lolie. Quelques-uns de ces malades s'imaginent que les rayons du soleil les empêchent de digérer, que l'air va enllammer leurs poumons, que les aliments les plus doux déterminent une plaie dans l'estomac, etc., etc.