DU VERTIGE
veriige. Vcrilgc. Touriiuiement de tête , èlourdissement ^ sentimenl d'ivresse. Ce symptôme entièrement cérébral consiste dans un trouble de la perception qui fait croire au malade que les corps environnants vacillent, tournent , se déplacent autour de lui , que le sol se dérobe sous ses pas et qu'il va tomber.
Description. La même sensation a lieu lorsque le sujet est couché, mais à un moindre degré, ou seulement quand il remue la tête. Ce trouble de l'innervation doit avoir quelque rapport avec la fonction de coordination des mouvements, puisque c'est surtout dans la station verticale, pendant la marche ou quand on baisse la tête, que le vertige se manifeste et atteint son maximum. On pourrait le considérer comme une hallucination du sens de la vue avec laquelle il a plus d'un rapport.
Le vertige est suivi de malaise, de nausées, de quelque vomituritions, et, à un plus haut degré, de titubation, de perte d'équilibre, de chute même lorsque le malade s' opiniâtre à marcher. Quelquefois le vertige est assez intense pour provoquer l'abolition de la faculté de voir, ou une sensation si pénible de rotation que le sujet perd connaissance, pendant un instant très-court, comme dans le vertige de l'épilepsie, une des formes les plus cruelles et les plus incurables de cette maladie, Dans sa forme hi plus légère le vertige est marqué par une oscillation
VEUTIGES. 71
passagère des objets ambiants et par un trouble niomenîané de la vue.
A. Le vertige sijmplomatique annonce 1"; i'hyperémie veruge encéphalique à tous ses degrés : l'intensité du symptôme, ^i'^pio'"^''^"*^ sa persistance, ses fréquents retours, servent assez bien de riiypcrcmie à mesurer la gravité du mal; 2° le vertige est signe de ''^''^."m'vear"' l'encéphalite aiguë et chronique; 3° des congestions avec ou sans
,. . 1,1 1 , 1 1 hyperémicj
liées au développement du tubercule et des tumeurs Ibngueuses; à" de l'inflammation des méninges.
On retrouve encore ce symptôme dans la pléthore qui favorise les congestions cérébrales, et, ce qui est digne de remarque, dans l'altération tout opposée du sang, dans l'anémie et la chloro-anémie. Combien de fois des de la chioromédecins systématiques ou insuffisants ne prennent-ils an«"i'«pas, pour un signe de congestion ducerveau, le vertige qui indique précisément un état contraire, l'asthénie de l'organe par défaut ou altération de son stimulant, le sang.
Viennent ensuite les vertiges par introduction dans le torrent circulatoire de molécules saturnines; ce symptôme est souvent le précurseur du délire, des convul- veniges siens, et de l'encéphalopathie saturnine. L'alcool, l'o- par imoiicaiion.: pium, la belladone, ont aussi leur vertige spécifique connu de tous les observateurs. Bien d'autres agents toxiques peuvent le produire ; un des plus actifs dans ce genre est le sulfate de quinine, dont l'ivresse a pris le nom d'ivresse quinique.
Enfin toutes les névroses, mais surtout l'épilepsie et
les névroses.
l'hystérie, sont marquées par de fréquents étourdissements. Nous avons signalé plus haut le vertige de l'épilepsie avec perte de connaissance ; rien de semblable dans celui de l'hystérie. Rappelons seulement que les nosomanes , les maniaques, les lypémaniaques sont très-
sujets à des vertiges qui sont loin de tenir toujours à l'hyperémie cérébrale.
Vertige B. Le vertige mjmpafhique se voit bien souvent au début sympaiiiiqiie. ^^^^ fièvres, des inflammations et de toutes les maladies générales dont il constitue un des symptômes prodromiques les plus constants. Tout le monde connaît le vertige qui sert si bien à caractériser la fièvre typhoïde ; il se montre dès le commencement de la maladie et ne manque presque jamais. Il fait partie de ce cortège de symptômes qu'on ne saurait expliquer que par une lésion de la perception. On l'observe encore dans les gastralgies, le cancer gastrique, et toutes les fois que la digestion est difficile, douloureuse ou troublée d'une autre manière. Quelques hypocondriaques affirment qu'ils ne peuvent ingérer la plus petite quantité d'aliments sans ressentir aussitôt un vertige qui les jetterait à terre. L'hypertrophie cardiaque, avec altération des valvules et rétrécissement des orifices, en troublant la circulation cérébrale, provoque souvent le vertige. Il apparaît comme trouble nerveux, fréquent chez les femmes grosses et dans le cours d'un grand nombre de maladies de matrice.
Nous pourrions augmenter encore la liste des malades dont le vertige est un phénomène sympathique; mais ce que nous venons de dire suffira pour en montrer l'importance et la valeur séméiotique.
Vertige G. Le Vertige idiopathique est celui qu'on observe en idiopaihique. ^g|^Qj,g ^Q^^^ ^^^^^ pathologique, soit en regardant
la terre du haut d'une montagne escarpée ou d'une tour, soit en allant en voiture, en se balançant sur une escarpolette, ou pendant qu'on est à bord d'un navire ; ce trouble purement nerveux prend alors le nom de vertige nautique. 11 est très-fréquent après de vives émotions morales, de