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DANS LES MALADIES

Le pronostic (dérivé de r.p6-^(^io<7i<;, deirpô, d'avance, et Dcrmiiion, Yivo>ax£iv, connaître), est le jugement que le médecin instruit porte sur la marche, la durée, la terminaison, et, par conséquent, sur la gravité d'une maladie. Les règles qui lui servent de guide, dans cette appréciation, constituent l'art du pronostic et non la science, comme l'appellent, à tort, quelques auteurs.

Pour mieux déterminer le véritable but du pronostic et véritable but du les moyens les plus sûrs d'y arriver, cherchons d'abord pronostic, pour quels motifs la prognose occupe une place si considérable dans les ouvrages anciens. Il nous sera facile de montrer pourquoi il a dû perdre une grande partie de son importance, depuis qu'il se confond avec le diagnostic local et général.

Privés tout à la fois de l'anatomie pathologique et De queiic manière d'une physiologie capable de les guider, les anciens ne i-J^^i envisage, pouvaient pas réussir, du moins le plus ordinairement, à trouver le siège et la nature des maladies. "En outre, ils manquaient de ces méthodes rigoureuses d'exploration au moyen desquelles nous parvenons si aisément, aujourd'hui, à recueillir les symptômes et à les rapprocher de la cause et du siège de la maladie. Ils devaient donc s'attacher, avec un soin extrême, à tous les signes qui

pouvaient leur faire prévoir la marche, la durée et la gravité des symptômes. Or il est aisé de se convaincre que la plupart de leurs signes pronostiques ne sont que des signes diagnostiques. Ils faisaient du diagnostic sans le savoir.

prognoso II ost facile de s'assurer, en jetant les yeux sur les d'Hippocraie. py(.j^QiiQ^g et le TraUi' du pronostic d'Hippocrate, que les signes pronostiques indiquent tantôt la maladie ellemême, une de ses formes, une de ses périodes les plus graves, les plus avancées, tantôt une terminaison funeste ou une complication de môme nature. On peut aflirmer que le dernier ouvrage, qui a été d'ailleurs rédigé avec les Prénotions de Cos, est un livre de diagnostic plutôt que de pronostic. Pour Hippocrate comme pour la plupart des médecins qui l'ont suivi, la prognose renferme le passé, le présent et l'avenir de la maladie. Si le diagnostic du traité d'Hippocrate est surtout fondé sur l'étude des symptômes généraux qui sont, à tout prendre, les meilleurs et les plus sûrs pour asseoir le pronostic, c'est que les écoles médicales de l'antiquité n'avaient pas, comme Elle n'est nous, Ics précicuses ressources du diagnostic local. Or ^"icdiagnoTiic"^ nous vcrrous plus loin que les signes pronostiques fournis général, par Ics symptôuies physiques, chimiques et dynamiques

plus rarement , i i . .

joça, ont une grande valeur, mais uniquement parce qu ils nous révèlent le siège, la nature, le degré de la lésion locale ; il faut donc voir là une question de diagnostic plutôt que de pronostic. A tous les autres points de vue, le diagnostic général, c'est-à-dire celai qui se fait avec l'état dynamique et les appareils de motilité, de sensibilité, d'intelligence, est bien autrement important pour le pronostic; c'est celui qui domine dans le Traité du pronostic, dans les Prénolions coaques, comme il est

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