COMA
fortes contentions d'esprit, de longues veilles, chez les névropathiques, les femmes arrivées à leur retour d'âge après les excès vénériens, la masturbation, etc.
De la stupeur ou hébétude. Il faut réserver ce nom ue la stupeur, à un état morbide très-complexe, marqué surtout par la diminution de la volonté, par l'inattention, l' affaiblissement de l'intelligence, de la contractilité et des sensations.
Dans la stupeur, qui est bien différente du délire et des autres états décrits plus loin, sous le nom de somnolence et de coma, le malade est immobile, affaissé, indifférent à ce qui se passe autour de lui, sans volonté, sans initiative ; mais il a la conscience de lui-même, et sort de la stupeur si l'on vient à l'appeler fortement, à le presser de questions, à exciter la peau, en un mot à accroître l'énergie des stimulants naturels qui peuvent, en faisant impression sur ses sens, ranimer la perception affaiblie et sur le point de s'éteindre; le malade alors répond avec lenteur aux questions, se rappelle difficilement le passé, et ne tarde pas à retomber dans la stupeur.
Les signes que fournit la stupeur ont la même signification pathologique que la somnolence et le coma que nous allons étudier.