TIRÉ DES SYMPTOMES
On ne peut, au point de vue de la prognose, établir signes aucune comparaison entre les symptômes locaux et les ^g°énTraux!' généraux; ceux-ci doivent être mis en première ligne. Ils donnent une idée exacte de l'état des forces, de la résistance vitale, et du mode suivant lequel s'accomplissent la motilité, la sensibilité, l'intelligence, la calorification et la nutrition générale. C'est dans une étude iis doivent êire
lirës de l'6lijdc
approfondie de ces grandes fonctions qu'il faut chercher
des troubles
les véritables éléments du pronostic. Les anciens l'avaient dynamiques, bien compris, et lorsqu'on ouvre la collection des œuvres d'Hippocrate, on voit que cette partie des signes pronostiques a reçu des développements considérables. Toutefois nous ne suivrons pas l'exemple qu'ils nous ont donné, en décrivant avec détails, les signes pronostiques généraux, tirés de l'habitude extérieure, de la physionomiie, de l'amaigrissement, du délire, de la douleur, de l'insensibilité générale, de l'état du ventre, des évacuations, etc. , etc. Nous retomberions dans l'erreur involontaire qu'ils ont commise, ainsi que ceux qui les ont imités; nous ferions du diagnostic, avec les symptômes généraux, au lieu d'en faire avec les symptômes locaux. Traçons seulement des règles générales qui puissent s'appliquer au pronostic seul.
Quels que soient la nature et le siège d'une maladie, signes
. , 1 1» / 1 p 11 fournis par rélat
on a tout intérêt a consulter 1 état des lorces, de la des forces, motilité, delà sensibilité, de l'intelligence et delacalorification. On ne doit pas ignorer que le consensus de ces diverses fonctions vers un but salutaire, que la résistance vitale à ses différents degrés, enfin que le dynamisme, offrent au clinicien des moyens précieux de pronostic. C'est dans l'appréciation de cet état dynamique que se trouvent les éléments d'un bon pronostic. Dénigré III, 5o
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Leur valeur irès- par IcH iiiîs, exaltés outie mesure parles autres, lestroubles des propriétés vitales méritent en réalité la plus sérieuse attention. Qu'il nous suffise de rappeler, en quelques mots, les principes qui doivent guider le médecin.
Lorsque nous nous trouvons en présence d'une de ces maladies incurables qui désorganisent un viscère important, ou s'attaquent à tout l'organisme, lorsque nous voyons la vie menacée prochainement par elle, nous
Efforts salutaires cherchons alors, de quelle ressource la nature, secourue de la nature, pg^j. j'g^j.^^ pg^t clisposer pour ralentir les progrès de la
maladie. Nous sommes heureux de rencontrer des sujets chez lesquels l'esprit reste ferme, ouvert à l'espérance, et la sensibilité partout conservée; chez lesquels nous trouvons le sommeil réparateur , la contractilité musculaire peu altérée, la nutrition générale en bon état, la température du corps naturelle, la marche delà lésion retardée ou stationnaire et les symptômes correspondants atténués et ralentis. Nous voyons dans cet antagonisme établi entre la résistance vitale et le travail morbifique, un signe pronostique heureux, et nous faisons tous nos efforts pour le favoriser par une prudente médication. Tendance funeste. Mais trop souvent uous avous le chagrin de constater un état contraire et tous les signes qui l'annoncent. Au lieu de cette sorte de consensus de toutes les forces de l'organisme, sinon vers la guérison, du moins vers la suspension des accidents, nous observons un désordre complet dans toutes les fonctions, et des signes funestes tels que l'adynamie, l'ataxie, la faiblesse musculaire, le tremblement des membres, le découragement moral, l'insomnie, le délire, la faiblesse de la calorificalion, etc. La résistance vitale est vaincue, et bientôt, tous les troubles fonctionnels se faisant dans le même