TIRÉ DR LA MARCHE
maladie comme signe pronostique.
sens, la destruction ne tarde pas à s'accomplir. Tel est, en résumé, le tableau que nous présentent, séparément et tour à tour, les symptômes généraux qui doivent nous faire pressentir les vicissitudes par lesquelles la maladie doit passer avant de parvenir à une terminaison heureuse ou malheureuse. Celui qui, à l'aide d'une synthèse bien faite, sait grouper et comparer les uns aux autres les symptômes que nous venons d'énumérer, est le plus capable d'arriver à un pronostic rigoureux.
2° Pronostic tiré de la niarclic <ie la maladie. Delà marche de la Lorsque les maladies parcourent leurs périodes, sans trop de violence et avec leur régularité naturelle, on est fondé à croire qu'elles guériront. 11 n'en sera plus de même si les symptômes prodromiques ont manqué, s'ils ont eu une durée insolite, si les périodes sont interverties, mal dessinées, raccourcies ou allongées , en un mot si la marche est anomale, irrégulière, enfin si les Marche anormale phénomènes principaux et caractéristiques venant à manquer, la maladie reste latente, obscure, mal dessinée. On s'explique la gravité de ces diverses conditions morbides, en se rappelant qu'elles sont toujours sous la dépendance d'une complication, d'une cause spéciale épidémique, contagieuse ou autre, ou d'un mauvais état de la constitution.
La certitude du pronostic est fondée, en pareil cas, sur la connaissance approfondie de la marche naturelle des maladies. Celui qui a longtemps et bien observé est plus apte qu'un autre à prédire les événements futurs, surtout dans les exanthèmes, les fièvres et les maladies à périodes fixes, déterminées à l'avance.
La durée des périodes, quoique variable, est un élément essentiel du pronostic. Tous les praticiens savent
toujours dangereuse.
Sa cause.
qu'il est dangereux d'entreprendre la curation d'un mal parvenu à une phase avancée ou ultime. Quelquefois cependant, si la période dangereuse est passée, on augurera bien de la maladie. Le râle crépitant de retour, dans la pneumonie, l'apparition de l'exanthème dans les fièvres éruptives,àplus forte raison, delà desquammation, permettent d'annoncer une guérison prochaine. Durée 3° ProMostlc tiré «le la durée de la maladie. La I
maladies, j^^^g^g durée d'une maladie tient à la violence de la cause ou des symptômes, à la faiblesse du sujet, ou bien à ce que le traitement a été mal dirigé ou commencé trop tard. L'issue en sera plus douteuse que si elle se présentait dans des conditions différentes. Le passage de l'état aigu à l'état chronique est toujours un mauvais signe, parce qu'il indique que les efforts de l'art ont été stériles et que la puissance vitale n'a pu arrêter les progrès du mal.
Dans les affections chroniques, l'incurabilité n'entraîne pas nécessairement l'idée d'une mort prochaine. Parmi les maladies, on doit faire, à ce sujet, plusieurs distinctions. Les unes, comme la phthisie, le cancer, les affections du cœur, peuvent se prolonger longtemps ; les autres, comme la scrofule, les cachexies rhumatismales, les affections chroniques du foie et de la vessie, sont sans cesse menaçantes, mais peuvent durer pendant plusieurs années. L'étude attentive des symptômes, leur marche, leur intensité, la résistance des sujets, fournissent alors de précieux éléments pour le pronostic, qui n'en reste pas moins incertain sous beaucoup de rapports, excepté quant à la terminaison définitive. La conduite à tenir dans les cas de ce genre est difficile. Tout en manifestant des craintes sérieuses sur le sort des malades, on fera entendre aux personnes qui s'intéressent à eux, que tout fait