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TIRÉ DE LA NATUKE

espérer que les accidents s'arrêteront, à l'aide d'une médication appropriée, et que les efforts de la nature auront, au moins, une influence heureuse, sur la durée de la maladie. Il ne faut pas cependant aller jusqu'à promettre la guérison.

h° Pronostic tiré de la nature de la mala«1ie. pronostic Rappelons d'abord la division intéressante, au point de vue ^'"'^ nnuTc. du pronostic, des maladies en celles qui s'accompagnent d'une lésion d'organe et celles qui en sont exemptes. Les études anatomo-pathologiques, poussées à l'extrême, ont conduit la plupart des auteurs à poser en loi, que la base la plus solide du pronostic est la lésion matérielle des tissus et qu'on peut, sans se tromper, affirmer que la gravité du mal, est ordinairement proportionnée à l'étendue et à l'intensité de cette lésion. Ce qui revient à dire que le diagnostic local, établi sur les signes physiques, chimiques, locaux, suffit pour conduire à une appréciation très-sûre des chances que court le malade. Sans doute on s' expo- ne la lésion anaserait à de graves erreurs si, avant tout, on ne se ren- lomiquc

° ' ' comme base de

dait pas un compte très-exact des désordres auxquels la pronostic.

maladie locale ou générale a donné lieu; mais disons-le,

d'une manière non moins explicite, on en commettrait

une autre beaucoup plus grave encore si l'on ne plaçait

pas au-dessus du pronostic, tiré de l'état local, celui qui

repose sur l'état général, sur l'appréciation des forces, des

mouvements d'ensemble, sur le dynamisme, en un mot.

En les associant l'un à l'autre et en accordant au dernier on doit

la première place, on est sûr d'arriver autant que '"'^""^^^^^^^3,''^'*'

possible à un pronostic exact. S'il fallait cependant et dynamiques.

opter entre les deux éléments du pronostic, il ne faudrait

pas hésiter à accorder la prépondérance à la dynamomé-

trie ou mesure des forces.

L'anaiomie Voici les incoiivénients du pronostic fondé sur la lésion. '''^îxpoSê'^"^ Tous les jours nous voyons une altération, très- minime à des erreurs par son étendue et son intensité, causer la mort ; récipro-

nombreuses. i . ^ ^ ' ^ . i

quement , des désordres qui semblaient très-graves se terminer par le retour à la santé. Nous pourrions citer, à l'appui de cette proposition, un grand nombre d'exemples. Personne n'ignore qu'entre la pneumonie qui guérit et celle qui fait périr, la différence tirée de la lésion anatomique seule est nulle ; qu'il en est de même dans la fièvre typhoïde et dans les maladies du cœur, et qu'avec une lésion valvulaire identique , un malade succombe à l'improviste et l'autre continue à fournir sa carrière. Ne sommes-nous pas arrêtés, tous les jours, par les conseils de la prudence, lorsque nous hésitons à nous prononcer sur la durée probable d'une caverne pulmonaire, d'un carcicome utérin, d'une affection organique du cœur? C'est qu'en effet l'expérience nous a appris qu'il est impossible de faire dépendre la durée de la vie d'une lésion matérielle, excepté lorsqu'elle détruit à l'instant même le foyer de l'existence, comme dans le cas de lésion du bulbe rachidien, de rupture du cœur ou des gros 11 faut vaisseaux et d'asphyxie. Partout ailleurs nous voyons la '^''des'forces''' résistancc vitale dominer, ralentir la marche des désordres et des propriétés matériels OU se laisser vaincre et avancer ou retarder l'heure de la mort. Ainsi nous répéterons, avec une nouvelle insistance, ce que nous avons déjà dit au sujet des symptômes généraux comparés aux locaux : si vous voulez être le juste interprète de la nature et prévoir ses projets ultérieurs, laissez sur le second plan la lésion anatomique; agissez comme les anciens, cherchez comment s'accomplissent les fonctions qui ont pour cause les propriétés vitales, comme l'intelligence, lessen-

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