TIRÉ DES FORGES
gâtions, le mouvement, les forces générales, la température. C'est à ce dynamisme éclairé et intelligent que vous puiserez les véritables éléments du pronostic , et alors vous cesserez de croire que sa gravité, dans les maladies, est toujours en rapport avec l'étendue et l'intensité de la lésion.
Nous ajouterons que le pronostic, dans les maladies du pronostic
, !• A 1-1, 1 11, dans les maladies
générales, ne doit pas être londé non plus sur les désor- générales; dres matériels. Il nous suffira de rappeler que la gravité de la fièvre typhoïde, de la scarlatine, de la rougeole, de la variole, n'est pas du tout proportionnelle à l'intensité de l'énanthème ou de l'exanthème, et que, sons ce rapport, les symptômes généraux doivent être préférés aux phénomènes locaux, quand il s'agit d'asseoir le pronostic de ces maladies.
Nous avons à peine besoin de dire que, dans les Dans les maladies maladies locales, où la lésion est toute la maladie, '°caies. le pronostic est en rapport avec l'étendue et l'intensité de la lésion. Il est évident, par exemple, qu'une pleurésie, qu'une pneumonie doubles sont plus graves que si elles étaient limitées à un côté de la poitrine ou à un lobe du poumon ; qu'une hémorrhagie capillaire circonscrite ne saurait être comparée à celle qui détruit tout un lobe du cerveau ou déchire la protubérance ; qu'une variole discrète est plus bénigne qu'une confluente, etc. 11 en est de même du degré de la lésion qui marque une phase plus avancée, ainsi la pneumonie suppurée est plus grave que l'hépatisation rouge et celle-ci que l'engouement.
Peut-on établir des catégories distinctes dans les maladies, au point de vue du pronostic ? Celui-ci est-il " plus grave dans les inllam mations , les exanthèmes,
les fièvres, que dans les névroses, les maladies du sang et | les intoxications ? Ce serait un travail stérile que de tenter ' de répondre à une semblable question. S'il est vrai de dire ' que les névroses sont incomparablement plus bénignes que les autres maladies, combien d'exceptions à cette règle. L'épilepsie, le tétanos, l'éclampsie, les monomanies, attestent la gravité d'un certain nombre de névroses.
Pronoslic lire de 5° Pronostic tiré de Tcfat stati«|nc et dyiia- , miuiie «lu malade. Les conditions individuelles qui
^ du malade. ^
modifient la gravité du pronostic sont : l'âge, le sexe, la constitution, le tempérament, les forces générales. Age. Age. Les maladies des nouveau-nés et de la première
enfance sont graves et rapidement mortelles. Une pneumonie, une bronchite, une entérite, une angine qui seraient bénignes chez un adulte, constituent des affections souvent mortelles chez les enfants. D'une autre part aussi elles peuvent, après avoir fait craindre la mort, se dissiper subitement. Ces mouvements rapides, ces vicissitudes fréquentes doivent rendre circonspect quand il s'agit de porter un pronostic.
Il en est de même chez les vieillards, dont lec réactions vitales semblent diminuées et insuffisantes, surtout chez les sujets épuisés par des maladies antérieures. La forme adynamique et ataxique, commune à cette époque de la vie, atteste le peu de résistance vitale. Sexe. Le sexe. Les femmes, pendant toute la durée de la
menstruation, et surtout au moment où les règles s'établissent, sont plus exposées à contracter des maladies graves qu'aux autres époques de leur vie ; encore faut-il que la menstruation soit fortement troublée ; car si elle ^ s'accomplit d'une façon régulière, on ne remarque au-
cune différence dans le pronostic.