‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 166 sur 232 · TIRÉ DE L'ÉTAT STATIQUE · texte numérisé non relu

TIRÉ DE L'ÉTAT STATIQUE

' L'époque de la puberté, chez la femme surtout, donne pubené. aux maladies intercurrentes une forme plus insolite, plus grave. Il est vrai qu'il existe presque toujours un état chloro-anémique et des troubles nerveux, dontl'induence fâcheuse se fait sentir sur la marche, la durée et l'intensité des maladies.

Au retour d'âge, une autre cause peut produire les Ménopause, mêmes effets. La suppression du flux sanguin amène parfois des congestions et des hémorrhagies qui compliquent d'une manière fâcheuse la maladie principale. Cependant, s'il faut s'en tenir aux tables de mortalité, la vie de la femme est moins menacée que celle de l'homme, de quarante à cinquante ans.

La. grossesse augmente beaucoup le péril que courent les Grossesse, femmes lorsqu'elles sont atteintes d'une maladie aiguë et même chronique. Les fièvres éruptives, la variole, les phlegmasies, la phthisie pulmonaire, prennent alors une marche plus rapide et plus intense.

L'état puerpéral crée une diathèse qui imprime à toutes eui puerpéral, les maladies intercurrentes un caractère particulier et une gravité extrême. Tantôt elles affectent une forme insidieuse, latente, une marche irrégulière, lente ou rapide ; tantôt elles donnent lieu à des symptômes ataxo-adynamiques et font de sourds ravages, ou bien elles amènent, en quelques heures, la suppuration et la gangrène des tissus. La pneumonie, la pleurésie, les exanthèmes, le rhumatisme, prennent aussi une intensité qu'on ne leur trouve pas dans les conditions ordinaires. Quant à V allaitement, il ne saurait être considéré comme une cause de danger pour les maladies qui se développent accidentellement chez la femme, à moins qu'elle ne soit débihtée par une sécrétion lactée trop copieuse ou trop prolongée.

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