‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 167 sur 232 · IMiONOSTiC · texte numérisé non relu

IMiONOSTiC

Tempéramcni. Tempérament. Nous ne pensons pas qu'on puisse faire intervenir avec succès le tempéramenl comme moyen de pronostic, et nous ne répéterons pas tous les lieux communs qu'on trouve dans les livres. On confond souvent avec le tempérament des états morbides déjà constitués, quoique peu apparents, lorsqu'on considère l'état bileux, lymphatique, nerveux, comme ajoutant à la gravité des affections intercurrentes. Si des phénomènes morbides spéciaux s'ajoutent alors à ceux de la maladie principale, c'est qu'il est survenu quelque complication fâcheuse vers un des appareils dont l'activité fonctionnelle prédominante constitue l'attribut principal du tempérament. Peut-être le bilieux et le nerveux, en exagérant les symptômes généraux, en favorisant la production des troubles nerveux, accroissent-ils la gravité des maladies? consiiuaion. La cousUtuUon robuste d'un malade doit faire bien augurer de la terminaison du mal dont il est atteint. Au contraire, les sujets affaiblis par une lésion chronique ou une affection aiguë encore récente, épuisés par des excès, des travaux intellectuels, etc., etc., ne peuvent contracter une maladie, même légère, sans courir le risque de perdre la vie.

Forces générales. Forces générales,. Le médecin, qui sait le mieux mesurer l'intensité et la résistance des forces, est celui qui possède le meilleur élément de pronostic. Il tiendra compte des diverses conditions individuelles que nous venons de passer en revue ; mais il tirera un bien meilleur parti de l'état dynamique des fonctions. S'il trouve, chez son malade, une force morale très-grande, l'intégrité des facultés intellectuelles , les puissances motrices en bon état , la circulation et la calorification médiocrement troublées, il peutà juste titre espérer que la guérison

Page 1