‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 168 sur 232 · TIRÉ DES CAUSES · texte numérisé non relu

TIRÉ DES CAUSES

auna lieu. Il n'en est plus de même lorsque le malade alïaissé dès le début craint la mort , en parle sans cesse, et ne prête à la médication qu'une faible assistance.

6° Pronostic tiré des causes de la maladie. Une Pronostic même cause doit produire les mêmes eflets, et nous sommes ^"^"^la m.'î^ildie!' porté à croire qu'elle est au fond très-dillérente, qu'elle a quelque chose de spécifique, lorsque la marche, la du- mnuencedeia rée, la gravité des phénomènes ne sont plus les mêmes ?'^!'''*^''t,:„

" ^ ^ sur le pronostic.

que dans la forme commune de la maladie. Cette proposition générale doit être présente à l'esprit du médecin, surtout lorsqu'il veut prévoir, à coup sûr, l'issue d'une maladie. La bronchite, le choléra, la pneuiuonie, la dyssenterie , ont une gravité tout autre lorsqu'ils sont sparadiques ou épidémiques. Une métrite puerpérale ne saurait être comparée , sous ce rapport , à une métrite simple non puerpérale , ni une pleurésie traumatique à une pleurésie tuberculeuse ou par réfrigération , ni une arthrite rhumatismale à une autre arthrite traumatique, scrofuleuse, etc. Autant une adénite cervicale simple est légère, autant est grave l'adénite syphilitique. Nous n'avons pas besoin d'insister plus longtemps sur l'action des causes, puisqa'au fond elle se résume en une question de diagnostic. Si l'on ignore la cause du mal, on ne peut en connaître la gravité.

Les causes externes trauuiatiques ne déterminent pas de lésions aussi dangereuses que les causes internes. La phlegmasie traumatique des viscères , de la plèvre , du poumon , des membranes muqueuses, est loin d'être aussi funeste que celle qui naît spontanément. On sait qu'en thérapeutique on cherche, précisément à cause de cette dilTérence si remarquable dans les effets produits , à substituer u«e phlegmasie, par cause externe,

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à celle qui se développe sous l'empire d'une cause interne.

Influence exercée L'habitude de l'ivrognerie , la réplétion fréquente et

^".""'^ , immodérée de l'estomac, l'insuffisance ou la mauvaise

pronostic par les

professions; qualité dcs aliments , donnent aux maladies intercurrentes, quelles qu'elles soient, un caractère incontestable de gravité. Ainsi agissent encore les professions qui produisent, les unes une trop grande déperdition de force sans réparation suffisante , les autres une altération graduelle de la constitution (cérusiers, doreurs, fabricants d'allumettes phosphoriques, de caoutchouc, émouleurset polisseurs d'aiguilles, de fourchettes, etc.) D'autres enfin reçoivent des miasmes délétères qui ôtent à l'organisme ses forces et sa résistance vitale (étudiants en médecine, vétérinaires, médecins, infirmiers, etc.). Surpris par une affection quelconque, au milieu de ces conditions insalubres , les sujets résistent mal à ses atteintes.

par les troubles Le troublc subit OU prolongé des facultés cérébrales, sïstèmc*'nerveux- Sensibilité et de la motilité, exerce une très-grande influence sur la terminaison des maladies , parce qu'il entrave leur marche naturelle, parce qu'il affaiblit la résistance vitale, et jette la perturbation dans tous les actes du système nerveux. Telle est la manière d'agir des chagrins, des revers de fortune , des événements politiques, des passions de tous genres lorsqu'elles sont prêtées à l'excès, etc.

pariesciimais; Les cUmats rendent plus ou moins dangereuses certaines affections. Une fièvre intermittente, contractée dans un pays marécageux, est plus rebelle, et à forme plus grave, que celle qui se développe dans une contrée différente. La dysenterie des Antilles ou des contrées intertropicales fait bien plus de victimes que la dysenterie

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