III
Caloriûcalion.
Olidémc dur cyanose; algiditô.
Lésion de la sécrétion liépaliquc.
Deuxième enfance.
soit sur la conjonctive (ophthalmie) , soit sur la membrane interne du nez ou sur les bronches, etc. Le flux intestinal est souvent de même nature, comme on le voit dans certains pays, ou sous l'empire des constitutions épidémiques. L'étroitesse de la glotte, jointe à la faiblesse des puissances respiratoires, à la gêne de la circulation cardiaque et pulmonaire, à la facile convulsion des tissus contractiles, explique la fréquence et l'intensité des dyspnées et de l'asphyxie.
iNous signalerons encore la faiblesse de la calorification qui a besoin d'être aidée, dans les premiers mois de la naissance. Aussi lorsque l'enfant est soumis à des causes de réfrigération, la résistance qu'il y oppose est aisément vaincue ; et c'est là une nouvelle cause de congestions pulmonaires d'affection catarrhale. Le sclérème, l'algidité et la cyanose congénitale, dépendent de la faiblesse du cœur, des capillaires généraux et des mouvements moléculaires qui s'y passent.
L'organisation encore délicate du système nerveux , et probablement aussi le nombre considérable des sympathies que lui envoient tous les viscères dont les fonctions sont suractivées, favorisent le développement des convulsions éclamptiques, du strabisme, et des contractures partielles qui persistent, parfois durant la vie entière.
On a prétendu, d'après une vue physiologique, qui est de la plus grande exactitude , que l'éveil des fonctions hépatiques devait produire des maladies du foie ; mais on ignore en quoi elles consistent. Peut-être pourraiton leur rapporter les flux de bile verte qui constitue les mauvaises selles des enfants et prend une grande part à la production de la diarrhée. L'ictère n'est point rare.
2° Deuxième enfance. De sept mois à deux ans , des
changements essentiels ont lieu dans la structure et les fonctions. Le sevrage et la dentition amènent quelques sevrage, accidents qui ont été, à tort, exagérés ou amoindris. Les aliments qui remplacent le lait sont souvent mal digérés et produisent des vomissements, des coliques, de la diarrhée ; la bouche se remplit de muguet, d'aphthes; on retrouve en un mot les maladies de l'âge précédent. Dentition.
Le travail odontalgique est un acte physiologique qui ne détermine des phénomènes morbides, qu'en raison de l'aflaiblissement ou du mauvais état de la constitution. Lorsque l'hyperémie locale dépasse son degré normal , elle produit des phlegmasies, du muguet , des exsudats plastiques, des aphthes; au visage, des rougeurs, des eczéma, etc. Le retentissement sympathique se traduit aussi par des hyperémies cérébrales et méningées, par des convulsions, des flux muqueux de l'intestin, des vomissements , du délire, etc.
3" De deux ans à l'âge de la puberté (douze ou dc deux à quinze quinze ans). L'activité de toutes les fonctions qui va croissant, et qui se répartit, d'ailleurs, à peu près également sur tous les organes, est la cause d'un très-grand nombre de maladies qui se montrent, à cette époque. En voici une courte indication : les exanthèmes (variole , rougeole, scarlatine) ; la coqueluche (d'un à sept ans surtout) ; la pneumonie lobulaire ; le croup (d'un à ckq ans) ; la chorée (maximum de six à onze ans, et ensuite aux approches de la puberté) ; la méningo-encéphalitc simple ou tuberculeuse (surtout entre deux et sept ans ) ; les ascarides lombricoïdes et vermiculaires. Cette énuméralion nous apprend seulement que ces maladies sont plus fréquentes à ces âges , mais nous ne savons pas pourquoi.
Par contre, d'autres sont beaucoup plus rares. La folie
ne se montre qu'exceptionnellement avant dix-sept ans ; elle augmente tout à coup de fréquence, de vingt à trente ans (Guislain). Le suicide est très-rare chez les enfants avant l'époque de la puberté. Sur 10,000 suicides, on en compte hh^ de seize à vingt ans.
piiberié. Puberté chez T homme et la femme. Les maladies nombreuses qui se déclarent, à cette époque de la vie, l'avaient fait considérer par les anciens comme climatérique, c'està-dire comme étant marquée par des changements essentiels. En effet , on peut dire .que, chez la femme surtout, l'âge où s'achève le développement des organes génitaux, et où ils entrent en fonctions , est une des périodes les plus critiques de son existence. Comme c'est exclusivement à l'état fonctionnel de ces organes qu'est due l'influence souvent néfaste qu'ils exercent sur la constitution , nous en parlerons plus loin, avec les détails nécessaires (Voyez Causes somatiques fonctionnelles) .
Age adulte. Il" Age adulte ( de vingt à trente ans ) . Nous devons rappeler seulement, pour mémoire, et sans que nous en sachions le motif, que certaines maladies sont très-rares avant vingt-cinq ans ; tels sont le cancer en général et celui de l'estomac et de l'utérus en particulier, la congestion, l'hémorrhagie cérébrale, la goutte ; au contraire, de vingt à vingt-cinq ans, le rhumatisme articulaire , la fièvre typhoïde, la phthisie pulmonaire, la pneumonie, les névroses, ont leur maximum de fréquence. Age viril. 5° Age viril (de trente à quarante ans) : Mêmes observations.
Age de retour, Age de velour ; âge critique (de quarante à soixante âge critique, j^^-^g^j^ q^^q^ l'homme, l'affaiblissement des fonctions génitales, chez la femme la cessation des menstrues, apportent des modifications profondes qui se traduisent par des
maladies que nous incliquerons plus loin (Voyez Causes somatiques fonclionnelles). Les maladies qui paraissent à cet âge sont la goutte, cancer des viscères, les maladies chroniques de l'utérus, des ovaires, de la vessie chez l'homme, les hémorrhoïdes, les affections du cœur et du foie , les flux chroniques des membranes muqueuses.
Vieillesse. La pathologie des vieillards est caractérisée spécialement par des maladies dont le développement s'explique par les modifications de structure et de fonctions qu'amènent les progrès de l'âge. Le champ de la circulation capillaire surtout se restreint chaque jour davantage, non-seulement à la peau, mais dans l'organe vasculaire par excellence, dans le poumon. Les vaisseaux capillaires s'oblitèrent ou subissent d'autres altérations, A cette cause et à d'autres encore tiennent : A, la réfrigération facile ; B, la mortification des parties périphériques ; C, l'atrophie de presque tous les tissus et en particulier des muscles et du poumon, (emphysème sénile); D, l'incrustation calcaire des cartilages et des tissus fibreux et élastiques, l'ossification et la fragihté des artères, d'où l'hémorrhagie et le ramollissement cérébral. Cet état de choses favorise le développement des maladies du cœur et des bronches, les bronchorrhées, les catarrhes avec emphysème et les hyperémies tantôt mécaniques, asthéniques, tantôt inflammatoires qu'on désigne souvent, quoique à tort, sous le nom de pneumonie et de bronchopneumonie. L'inertie des muscles de la vie de relation s'étend à ceux de l'estomac et de l'intestin : d'où l'anorexie, la dyspepsie, la constipation habituelles. Les hémorrhoïdes, la dilatation du rectum , la fissure, sont les effets très-ordinaires de ces maladies.
L'asthénie graduelle du système nerveux cérébro-spi-
Vicillcsse.
Maluilies dues aux troubles de la circulation:
A. générale.
M. capillaire.
Atrophie.
Faiblesse musculaire.
822 CAUSES SOMATIQUKS.
nal, donne lieu à la faiblesse des membres, à l'incertitude de la marche, à la diminution lente ou rapide de l'intelligence (démence sénile), à l'imbécillité, à la paralysie générale.
La même asthénie frappe les organes génitaux urinaires. Outre l'impuissance sénile qui est lente ou rapide, tardive ou prématurée, complète ou incomplète, on observe en outre presque toutes les maladies de la vessie et des reins. Le réservoir urinaire s'enflamme, il s'y développe des concrétions calcaires, et souvent la phlegmasie qu'elles produisent remonte jusque dans les reins (néphrite, pyélo-népbrite calculeuse) .
En jetant un coup d'œil rétrospectif sur les causes morbifiques qu'on est en droit d'attribuer à l'âge, les unes ne peuvent être expliquées par aucun changement organique appréciable, et nous en sommes réduits à constater le fait; les autres sont préparées longuement ou produites brusquement par des modifications de structure. L'étiologie moderne a fait quelques progrès dans la connaissance des maladies que provoquent ces modifications.
Maladies dites de croissance. Nous devons nous demander s'il existe des maladies de croissance ou de développement, c'est-à-dire produites par le développement excessif, trop rapide, insuffiisant et anormal du corps ou par le seul fait de la suractivité de certains appareils. On a cité, comme exemples de maladies de ce genre, les accidents qui appartiennent au rachitisme, à la scrofule, ou qui accompagnent la dentition, la puberté, l'évolution des organes génitaux, le retour d'âge, etc. Il faut reconnaître qu'il existe des maladies produites par l'influence que ne manquent pas d'exercer sur tout l'organisme, l'évolution, la surexcitation ou l'in-
activité relative de certains appareils, à des époques déterminées de la vie.
C'est ainsi qu'un mouvement fébrile éphémère ou Lodéveioppemom continu, des douleurs musculaires, osseuses, de la céplial- ^^f^f.*^
■•^ de maladie;
algie, des convulsions, des congestions inflammatoires, peuvent se manifester à l'époque de la dentition et de la puberté. Quand une maladie se manifeste au milieu de pareilles circonstances, on ne doit pas lui donner le nom de maladie de développement. Ce serait, par un étrange abus de mots , qu'on en viendrait à considérer comme telles les maladies nombreuses qui coïncident avec les âges et avec la prédominance statique et fonctionnelle de certaines organes.
Les conditions physiologiques, dans lesquelles se trouvent alors les sujets qui deviennent ainsi malades, jouent tantôt le rôle de causes prédisposantes, tantôt celui d'occasionnelles. Un exemple fera mieux ressortir cette double influence. Un enfant de quinze mois, fatigué par une nourriture insuffisante ou mal dirigée, vient à être sevré brusquement î il contracte une diarrhée , une pneumonie ou une méningite. Dans ce cas le sevrage doit être regardé comme une prédisposition à la maladie. La puberté et l'âge critique, chez la femme, peuvent aussi, pour d'autres raisons physiologiques, créer un véritable opportunité pour la maladie. On pourrait en dire autant de tous les âges de la vie. Quelquefois^ les phases d'une croissance trop rapide et prématurée agissent comme cause occasionnelle de la phthisie, de la scrofule, du rachitisme, auxquels le sujet était alors prédisposé; mais on ne peut donner le nom de maladies de dévelojjpement maig ii n'y pas de h celles qui se développent sous des pareilles influences, "'^'"dies qui
1 i A ^ aboutissent au
Ainsi, en résumé, les âges sont des causes déterminantes développement.
OU prédisposantes des maladies qu'on ne saurait considérer comme maladies de développement. Les seules peutêtre qui mériteraient ce nom seraient la chlorose chez la jeune fille, la névropathie de l'âge critique, le rachitisme et les accidents de la dentition.