HÉRÉDITÉ
femme jeune encore, présentent presque toujours les attributs delà vieillesse. Tel est le genre d'influence qu'exercent les générateurs malades sur leurs produits. Lorsqu'ils ne leur transmettent par leurs maladies, ils ne leur communiquent pas de ces hybridations pathologiques dont on a parlé, mais une prédisposition funeste ou une constitution altérée sur lesquelles l'action des causes ultérieures ira produire de funestes effets.
Souvent pour amener des dégénérescences, il suffit d'un innucncc de la mariage entre consanguins. Dans ce cas nous n'appellerons su*r''res" p^rLTms pas héréditaires les détérioraiions qui surviennent, quoique l'influence des parents y soit des plus évidentes. Après un temps variable, les effets qu'on observe sont représentés, chez les femmes, par le retard, l'imperfection ou l'absence de la conception; chez l'enfant, par des vices de conformation, une contexture imparfaite, par la lésion des fonctions du système nerveux (surdi-mutité, idiotie, paralysie, maladie du cerveau), et plus tard par des maladies générales (scrofule,phthisie). Lorsque les enfants nés de pareils mariage dépassent l'enfance, ils meurent prématurément et n'opposent qu'une faible résistance à la maladie.
Voici donc les principaux modes de manifestation de l'hérédité : tantôt maladie identique à celle des parents (maladies héréditaires proprement dites), tantôt dégénérescences ou affections qui s'en rapprochent par leur nature. Ainsi une névrose, l'épilepsie ou la folie, par exemple, si elle ne provoque pas la même affection, donnera lieu, soit à une autre névrose, soit à une dégénérescence psychique ou somatique. Ces maladies frapperont tous les membres de la même famille, dans les descendants directs. On peut mettre, si l'on veut, cette vaste ni. 54
pathogénie sous l'empire de l'hérédité, mais alors il faut donner a ce mot un autre sens que celui qu'on lui accorde généralement. Du reste, s'il est prouvé que les transformations sont possibles dans certaines névroses encore mal définies, elles ne le sont nullement dans les maladies dont le type est marqué par des caractères spécifiques invariables. Reconnaissons cependant que, pour l'étiologie générale et surtout pour la prophylaxie et le traitement, cette manière d'envisager la classe des maladies de famille offre de grands avantages.