‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 19 sur 232 · COMA · texte numérisé non relu

COMA

spécifiques.

tlu coeur, parce que ce n'est pas sympathiquement, mais bien par une gêne ou une suspension directe et incomplète (le la circulation cérébrale, qu'elles produisent le symptôme dont il s'agit, depuis l'état somnolent qui est si commun, en pareille circonstance, jusqu'au carus qui dure plusieurs heures et jours, jusqu'à la perte subite de connaissance et à la mort instantanée (rupture du cœur ou d'un anévrisme).

Les névroses générales, l'épilepsie, l'hystérie surtout, des névroses; ont pour symptômes, après les attaques, la somnolence, le coma vigil et le carus.

L'intoxication par les narcotiques n'est pas la seule acs inioxicaiiona dont le signe essentiel soit le coma. On l'observe dans l'empoisonnement par le seigle ergoté, par les préparations de plomb et par le mi.asme paludique. Les formes soporeuses, comateuses et carotiques sont très-fréquentes dans les fièvres intermittentes pernicieuses.

Le coma sympathique est celui qui se montre si souvent dans tout le cours des fièvres continues, à forme ataxoadynamique. La fièvre typhoïde, dans nos pays, donne lieu à toutes les formes de coma. Il faut y ajouter le typhus, les fièvres traumatiques, puerpérales, les infections ])urulentes et putrides, les exanthèmes, et surtout la forme grave de la variole, etc. Presque toutes les maladies graves des viscères comme celles du foie, de la rate, de l'utérus, des voies urinaires, finissent par des accidents comateux. L'albuminurie, la péritonite grave, la perforation intestinale, la gangrène, l'ictère hémorrhagique, en un mot tout ce qui lèse profondément et vite le principe de vie, produit, avant la mort, la succession des formes les plus graves du coma.

Le coma idiopathique ne se montre que dans les états

Com3 gympalliiqiic.

78 SYMPTOMES CÉnÉBlUUX.

nerveux dont la cause est encore ignorée. C'est en jDrésentant ces symptômes que meurent quelques personnes dont le système nerveux a été fortement déprimé par une émotion morale subite ou lente ou après une continuelle déperdition des forces générales. La commotion cérébrale tue quelques sujets en les plongeant dans un coma qui va s'aggravant sans cesse jusqu'à la mort. L'anatomie pathologique est muette en pareil cas : on ne découvre aucune lésion. Enfin la léthargie idiopathique représente assez bien la forme essentielle du coma.

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