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DU SOMMEIL

Nous devons nous occuper exclusivement des altérations du sommeil et supposer connue la physiologie de cet état normal. Il est caractérisé par la diminution des fonctions de la vie de relation qui se trouvent réduites à leur minimum, ou suspendues complètement tandis que les fonctions de la vie animale continuent à s'exécuter dans toute leur plénitude et comme pendant la veille. Ce repos sinonabsolu, du moins relatif des appareils nerveux et locomoteurs, est un fait essentiel à con- 51 persistance statcr pour le pathologiste ; il contraste avec l'activité non de celle interrompue des fonctions de nutrition. Cependant si l'on

de nutrilion. ^

pénètre plus profondément dans l'étude des actes propres aux deux vies, on ne tarde pas à se convaincre que les organes de la vie de nutrition, le cœur, le poumon, l'intestin, le foie, la rate, ont un temps de repos égal au moins à celui du travail. Au contraire , les systèmes nerveux cérébro-spinal et locomoteur fonctionnent d'une manière presque continue pendant la veille ; il leur faut donc un temps de repos complet et périodique; telle est

Sommeil.

Déflnition.

Diminution

de la vie de relalion

SOMMKIL,

(le relation ; repos

in terminent des fonctions de nutrition.

précisément la destination du sommeil. Le temps consacré i^epos nociurna au repos dans les viscères de la vie organique alterne ''^^ fonctions avec le temps d'activité, comme on le voit dans le cœur. Les organes de la vie de relation se reposent d'une manière continue, et, en une seule fois, pendant la nuit.

Cette manière si facile, si naturelle de comprendre le sommeil, que nous nous étonnons de ne pas trouver indiquée dans les ouvrages^ nous servira à expliquer un grand nombre de phénomènes de l'ordre pathologique. Un autre effet du sommeil est la suspension ou la diminution de la volonté qui s'éteint comme les autres facultés de l'intelligence. Cependant on sait qu'elle peut continuer à agir chez l'homme endormi, qui se réveille exactement à l'heure qu'il avait fixée d'avance, pendant la veille. On a aussi parlé du défaut de coordination entre les diverses facultés de l'intelligence, comme d'un caractère excellent du sommeil; mais ces altérations appartiennent déjà à l'ordre pathologique, ainsi que les états d'excitation spéciale des facultés qu'on observe chez des sujets qui composent de la musique ou des vers.

Division. Les troubles du sommeil portent sur sa durée qui est accrue, diminuée ou nulle, ou sur ses phénomènes propres, comme dans les rêves et le cauchemar.

La prolongation du sommeil au delà de ses limites Durôepiusgrande

1 T , 1 n • 1 , ^" sommeil.

normales est commandée par la latigue des systèmes nerveux, cérébral et musculaire, par la convalescence ou par des maladies qui congestionnent le cerveau et ses membranes (pléthore, gêne de la circulation cardiaque et pulmonaire). Le sommeil profond accompagné d'une respiration ronflante dite stertoreuse, se voit dans un grand nombre de maladies très-différentes qui ont pour

Divisions dans l'élude du sommeil.

80 SYMPTOMES CÉlUîBUAtJX.

eiïet ou de congestionner le cerveau, ou de faire tomber les sujets dans un état adynamique. Un long sommeil est souvent le signe d'une amélioration sensible survenue dans l'état du malade.

L'absence de sommeil est un symptôme de tant de maladies diverses qu'il ne peut servir à en faire reconnaître aucune. Celles qui produisent plus spécialement l'insomnie sont, d'abord, toutes les maladies fébriles; en second lieu, toutes celles qui ont leur siège dans le système nerveux ou viennent y retentir par voie de consensus. Les fortes excitations de l'esprit, le délire et surtout l'hypocondrie , la manie et un très-grand nombre de formes de la folie, troublent, à un haut degré, le sommeil. C'est surtout parmi les malades atteints d'hystérie, de nosomanie, qu'on observe ces cas d'insomnie qu'on a vus persister pendant plusieurs mois et même plusieurs années. Les maladies du cœur, du foie, de l'utérus, abrègent la durée du sommeil. Nous avons observé bien souvent une insomnie rebelle dès le début et dans tout le cours des maladies bilieuses; la simple hyperémie du foie peut la produire tout aussi bien qu'une cholécystite calculeuse ou un cancer hépatique ; il serait difficile d'en indiquer la cause. Du reste, un très-grand nombre de malades croient qu'ils n'ont pas dormi parce qu'ils ont été agités par des rêves pénibles ; d'autres, comme les mélancoliques et les hypocondriaques ne veulent pas avouer qu'ils ont eu un bon sommeil. On peut dire, d'une manière générale, que dans les maladies l'insomnie est un signe fâcheux.

Le sommeil est mauvais parce qu'il est interrompu à chaque instant par le moindre bruil , par des i-èves ou par des cauchemars.

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