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VI. Action pathogénique des sécrétions

ET DES excrétions.

Exagérée par les uns , réduite à peu de chose par les AcUon autres, l'influence des sécrétions normales sur le déve- P3^''og^"'<i"'^

' dos sécrétions

loppement des maladies ne saurait être méconnue. Nous et excrétions.

ne parlerons que des sécrétions normales , les morbides

devant être examinées plus loin , parce qu'elles agissent

d'une manière différente. Les modifications de quan- Trouble

. , 1 ,1-1 T T • fie la sudation.

tité que la sueur peut subir dans diverses conditions pliy.siologiques ont été étudiées avec plus de soin que toute autre sécrétion. On sait que sous l'empire du froid la sudation est réduite à son minimum. Les sels alcalins qui entrent dans sa composition doivent rester dans le sang ou passer dans l'urine. Quand cette action est prolongée, ce qu'on obtient à l'aide d'une réfrigération soutenue ou, mieux encore, en empêchant l'évaporation avec des enduits imperméables, on détermine des altérations du sang et des troubles graves. Dans les cas où la sueur est supprimée , la membrane muqueuse du la-

CAUSES SOMATIQUËS.

rynx, des bronches et les poumons s'enflamment, ou bien une diarrhée séreuse subite et passagère s'établit; Rhumatisme; d'autres fois il se manifeste des douleurs rhumatismales névralgie. çj^^^^pg^^^ niuscks, la peau, les tissus fibreux, les

nerfs ou les articulations.

On a attribué, dans quelques cas, a la suppression de la sueur la paralysie du nerf facial, la névralgie sciatique et un grand nombre de maladies que nous passons sous silence, parce que leur étiologie est fort probléma- MaïadiedeBrighi. tique. Cependant nous devons dire que la maladie de Bright et la sécrétion albumineuse sans lésion des reins ont paru, à un grand nombre d'auteurs, se développer dans des conditions hygiéniques qui avaient réduit la sudation à son minimum. L'habitation dans un lieu humide et froid, l'action prolongée de vêtements mouillés ou l'exposition incessante du corps à un air froid et humide, ont été regardés comme la cause de l'affection rénale. On a aussi attribué à la diminution de la sécrétion sudorale la -formation de gravelle et de calculs dans la vessie. Les sels alcalins contenus dans la sueur passe raient alors, par le rein, dans l'urine, suppression Citons cncore comme exemple de l'influence des trou-

de rurine. ,

bles de la sécrétion ceux qu'on observe dans le rein. Les effets de la suppression de l'urine sont bien autrement dangereux que ceux de la sudation, mais il n'est pas toujours facile de les séparer des symptômes graves produits par la lésion du rein qui est la vraie cause de cette suppression. Des accidents typhoïdes, du délire, du coma, des convulsions générales, des sueurs visqueuses et fétides, des urines sanglantes, purulentes et albumineuses , sont les principaux symptômes de la maladie.

SÉt:HÉTIOJNS. 889

On a parlé de la suppression de l'écoulement du lait suppression comme d'une cause de maladie ; nous en avons déjà dit ^'^ 'aciauon. quek[ues mots. Nous ajouterons qu'il faut d'abord faire abstraction des accidents puerpéraux survenus dans le cours du premier mois qui suit l'accouchement, et qui tiennent à de tout autres causes. Quant h la suspension brnsque, volontaire ou accidentelle de la lactation, sous l'empire d'une forte émotion morale, d'une frayeur ou d'excès vériens, elle peut occasionner des engorgements laiteux et des abcès mammaires, des mouvements convulsifs, la névralgie, le retour des accès d'hystérie, et même, suivant Esquirol, la folie.

Nous ne parlerons pas de la spermatorrhée , parce spermaiorriiée, qu'elle se rattache au trouble des fonctions génératrices. Quant à son rôle comme flux, il est nul. (Voyez Généralion.) Il n'en est pas de même des flux vaginaux et utérins. La suspension brusque de la leucorrhée produite Leucorrhée, par un traitement énergique ou abortif peut être suivie d'une métrite, d'une cystite ou d'une forte congestion rénale. Il est rare que la leucorrhée, même très-abondante, produise autre chose que des envies d'uriner, peut être de la gastralgie et de la pesanteur clans le bassin et sur le rectum ; encore doit-on attribuer le plus ordinairement ces symptômes à d'autres causes, comme à des altérations de situation ou de texture de la matrice.

IIP Ordre. Action pathogénique exercée par l'organisme humain malade.

Causes somatiques qui comislent dans l'action pal ho- ^^orire de cames (jénique, exercée par Hiomme malade, soit sur lui-même, somatiques: suit sur d'autres hommes. Nous comprenons dans cette do la maladie

890 CAUSES SOMA'J'IQUES.

sur la production partie importante de l'étiologie complètement omise dans autre maïaJie. '^s Hvres, l'étude des causes qui consistent dans une maladie déjà formée au sein de l'organisme, et qui agit, à son tour, comme cause d'une autre maladie : A, sur le sujet lui-même; B, sur un autre individu bien portant.

l. Sur le sujet lui-même. On voit tous les jours une maladie en provoquer une autre ^ une aiïection vermineuse de l'intestin excite une attaque d'éclampsie; les pertes séminales ou le phimosis donnent lieu à l'hypocondrie; un rhumatisme, une dartre, la goutte, engendrent, le premier un délire mortel, la seconde un catarrhe bronchique, la troisième une gastralgie fort grave, etc. L'antagonisme qu'on dit exister entre certaines maladies est une influence diamétralement opposée à l'action sympathique dont nous parlons en ce moment, innuence H. Sur uu iudividu bien portant. Le malade actuelle-

surrhommesain. . .? i. *i. ii ii ^

ment alïecte peut être, pour son semblable, une cause de maladie de plusieurs manières : 1' 11 exerce une influence nuisible sur lui par des miasmes qu'il dégage et qui cependant, ne reproduisent pas la même maladie. Ceux qui viventdansun hôpital, oiien fréquentecommunication avec desmalades, contractent des troubles gastriques, des diarrhées, dont'la cause est évidemment miasmatique. 2" Dans un second cas, le malade transmet sa maladie par voie de contagion; exemples : typhus, peste, variole, fièvre jaune, charbon. 3" Dans d'autres cas, l'inoculation seule peut la communiquer ; exemples : rage, pustule maligne, syphihs, maladies virulentes. (Voyez ce mot.) li" Il peut se développer sur son corps des animaux vivants qui, transportés sur d'autres individus, s'y reproduisent et sont suivis de maladies spéciales (maladie parasitaire}.

IlNFLUElNCE DE L'HOMME MALADE.

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