‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 195 sur 232 · SUR LUI-MÊME · texte numérisé non relu

SUR LUI-MÊME

Un organisme malade peut, clans certaines conditions AcUon que nous devons étudier, agir d'une manière funeste sur P^"'og^"'(i"e les organes sains. De là résultent des états morbides com- riiomme malade plexes dont il faut apprendre à connaître le mode d'enchaînement et la causalité, parce qu'ils se présentent fréquemment dans la pratique, et qu'on s'en occupe fort peu dans les traités généraux.

1° L'organisme, après avoir développé la maladie ou Des maladies l'avoir reçue d'un autre individu, provoque à son tour p^^.f^'^^g'Jl'^'p^ihie. une seconde maladie par voie de sympathie. S'il est vrai que le champ des influences morbides de cette espèce soit tellement étendu qu'on ne saurait le limiter, il ne faut pas cependant en faire la cause unique des complications pathologiques. Nous avons dit, dans une autre partie de ce livre, comment on était parvenu, à l'aide de la doctrine de l'irritation, à expliquer la production de presque toutes les affections internes. Nous avons déterminé exactement la nature et le siège des maladies qui ont réellement cette origine; nous n'avons rien à ajouter aux développements considérables dans lesquels nous sommes entré à ce sujet. (Vojez Sympalfiie, t. I, p. SàS ) Résumons seulement les caractères généraux des maladies qui ont leur cause dans l'action sympathique d'un organe souffrant.

L'opération la plus essentielle du diagnostic consiste à déterminer le siège et la nature des maladies, s'il en existe plusieurs, et l'ordre dans lequel elles se sont manifestées, afin de remonter ainsi jusqu'à la maladie primordiale qui joue le rôle de cause morbifique. En suivant

cette méthode, on parvient à créer plusieurs groupes

étiologiques de maladies.

1- Maladies On trouve dans un premier celles qui se montrent à produites courte ou à une grande distance du foyer morbide

à grande dislance , • i r • i i

de !a cause, primitif; exemples : pneumonie et congestion du loie, blessure du pied et tétanos, vers intestinaux et convulsions générales, grossesse et folie. Les transmissions sympathiques se font des organes de la vie de relation à ceux delà vie aniuiale, ou réciproquement, ou bien elles ne sortent pas des organes qui président à l'une ou à l'autre vie.

2» Par voie ^^"^ secoud groupo sc placent les maladies qui en de contiDuilé produisent d'autres en vertu de leur connexion anatodc tissu. ji^ique. Les tissus étant continus, le travail morbide passe aisément de l'un à l'autre, sans changer de nature ; ainsi se développe l'inflammation du péritoine dans la métrite ou dans le cas de tumeurs des viscères abdominaux. Une cystite chronique simple ou calculeuse, en se propageant jusqu'aux reins, y excite une néphrite aiguë simple hémorrhagique ou albumineuse. Ce travail change quelquefois de nature en se propageant d'un organe à un autre. Nous ne mettons dans cette catégorie que les affections qui dépendent de l'extension de la maladie primitive à tous ,„ les organes, dont les actes physico-chimiques ou dyna-

à" par concours o ' r j i j

d'actes miquos se commandent, ou sont dans une corrélation si phjsioiogiques. ^^j^^j^g^ p^^^ d'cux ne pcut s' altérer San S que l'autre

participe à l'altération. Lorsque la circulation centrale est gênée, les maladies pour ainsi dire obligées et qui ne tardent pas à survenir, sont la congestion pulmonaire.

Maladies i , • • -n • , .

commandées hépatique et des capillaires généraux. En pareil cas, on ^'^"^ eViT'"^" ne peut considérer comme maladies distinctes, l'œdème siège des lésions, pulmonaire, la cirrhose, la congestion hépatique et la

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