INFLUENCE DE L'HOMME MALADE
cyanose, si fréquents dcans les maladies du cœur. La congestion et riiémorrhagie cérébrales, qui se produisent à la suite d'attaques violentes ou prolongées d'épilepsie, sont, jusqu'à un certain point, des maladies distinctes de cette dernière et ne peuvent en être considérées comme les eiïets. Dans ce cas, la maladie est-elle cause déterminante ou prédisposante de l'hémorrhagie ? Cette dichotomie étiologique ne peut pas être appliquée ici plus facilement que dans les autres cas que nous avons signalés.
On a accusé certains actes pathologiques de déterminer Quelques la maladie, en vertu de la solidarité des fonctions. On a ^''^'"^nuence'^^'^* , prétendu, que les congestions viscérales, si communes paiiiogénique. dans les grandes pyrexies, par exemple dans la fièvre typhoïde, le typhus, etc., tiennent à la longue durée et à la persistance du mouvement fébrile. Cette doctrine , fausse de tous points, a été renversée par les faits les plus nombreux etles pluspéremptoires. Onluia substitué uneautre théorie qui fait jouerle rôle principal aux altérations du sang. C'est, en se fondant sur des analogies physiologiques controuvées, qu'on a attribué à la grossesse l'hypertrophie cardiaque, et à celle-ci la congestion et l'hémorrhagie encéphaliques. Même faute a été commise quand on a avancé que laphthisie hypertrophiait le cœur. Ainsi, tout en reconnaissant que nous devons nous laisser conduire par les données physiologiques dans la recherche des causes, il faut avant tout observer les phénomènes morbides et leur subordonner toutes nos hypothèses. Combien n'en a-t on pas inventé pour expliquer le mode de pi'oduction des maladies !
Une maladie locale on générale, qui aifecte une marche Action chronique, comme la phthisie, l'entéro-colite chronique, ;fJl'";^",X le diabète on une tumeur fibreuse de l'utérus, déter- locale chronifiue;
mine dans l'organisme une forte prédisposition aux maladies qu'on appelle intercurrentes. Un phthisique contracte un érysipèle facial et en meurt; une femme épuisée par un cancer de l'utérus est frappée d'une pneumonie qui l'enlève; le diabétique succombe ordinairement à la phthisie pulmonaire , etc. On regarde, peut-être à tort, comme des complications les maladies qui naissent dans ces conditions étiologiques. La maladie primaire n'en est pas moins la cause prédisposante, car sans elle, la cause occasionnelle, que d'ailleurs nous ne connaissons pas, n'aurait pas produit son eiïet. d'une maladie Lcs maladies générales, les diathèses telles que la scrogénéruic. faleusc, la rhumatismale, la goutteuse, les cachexies.
Elle coiisliliie ' .
une opporiiiiiiié quelle qu'en soit la cause, agissent ou en produisant des fâcheuse pour j^g^i^dies Spécifiques dont nous n'avons pas à parler, ou
d'aulres maladies. i i i '
en plaçant l'organisme dans un état d'opportunité morbide qui crée la prédisposition à une autre maladie. Tous les médecins, qui exercent dans les hôpitaux, savent que des malheureux, quin' ont plus que quelques semaines à vivre, sont souvent emportés par une autre maladie qui règne épidémiquement dans les salles ou dans la ville. Un érysipèle, la pourriture d'hôpital, la fièvre typhoïde, le choléra, les enlèvent à l'improviste ; ou bien c'est une cause légère et accidentelle, comme l'application d'un vésicatoire, d'une raie de feu, la formation d'une escarre au sacrum , qui est suivie d'un érysipèle, d'un phlegmon, d'une phlébite, auxquels le sujet affaibli ne saurait résister. Dans tous ces cas la maladie chronique joue le rôle de cause prédisposante, ou plutôt elle met l'organisme dans un état de réceptivité qui n'attend qu'une cause légère pour engendrer une seconde maladie. L'épidémie régnante ou l'action d'un corps