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irritant sont cette cause occasionnelle. 11 est bon que le praticien sache que toute maladie, qui débilite l'organisme, peut aisément engendrer une auti'e maladie , et que quelques-unes d'entre elles jouissent plus particulièrement de ce funeste privilège. Ainsi la cachexie rhumatismale, la goutteuse, la scrofuleuse, l'anémie, les appauvrissements du sang, jettent tous les organes dans radynaraie et les mettent hors d'état de résister à l'action des causes occasionnelles et épidémiques. Ainsi agissent encore les hémorrhpgies utérines, hémorrlioïdales, les sueurs profuses, la suppuration immodérée d'un tissu ou celle qu'on provoque arliliciellement sur des sujets déjà aflaiblis. Nousferons enfin remarquer que l'inanition, les émissions de sang poussées à l'extrême, sont autant de causes positives de maladies dont on ne soupçonne pas toujours l'existence.
On a prétendu, dans ces dernières années et à d'autres influence époques, que certaines maladies pouvaient empêcher le développement ultérieur d'autres maladies. La vaccine, en empêchant la variole de se développer, serait la cause de la scrofule, de laphthisie et même de la fièvre typhoïde, parce qu'un des principaux e/Tets de la variole est, dit-on, de faire sortir de l'organisme des principes nuisibles, et que, ceux-ci n'étant pas expulsés, deviennent, plus tard, le germe d'autres maladies, surtout de celles que nous avons indiquées précédemment, auxquelles ils donnent une violence inconnue auparavant. H suffit de rapporter de pareilles hypothèses pour en faire justice. 11 est tout naturel qu'elles fassent impression sur Thomme du monde; mais elles ne sauraient, à coup sûr, produire le moindre effet sur les médecins. A qui fera-t-on croire que le non-développement de l'éruption variolique et la
rétention des matières nuisibles qui ne sauraient être expulsées puisqu'elles ne sont pas formées, sont la cause de tant de maladies ? Les notions médicales les plus élémentaires nous apprennent que la variole est la source des lésions les plus graves et que, loin d'être utile à l'organisme, elle le soumet aux plus rudes épreuves et devient souvent la cause de maladies graves, lorsqu'elle n'amène pas une mort immédiate. La scrofule et la phthisie étaient au moins aussi fréquentes, avant qu'après la découverte de la vaccine.
Mélange de virus On a pu crolrc quc la syphilis constitutionnelle transeiiicdiathèse. ^^^^^ parle père aux enfants pouvait engendrer la scrofule ou le rachitisme. iNous nous sommes déjà élevé plusieurs fois contre la transformation des espèces morbides les unes dans les autres. Une maladie constitutionnelle ou une diathèse peuvent favoriser le développement de maladies accidentelles, mais elles n'en détermineront certainement pas l'espèce. Jamais la syphilis, en passant du père aux enfants, ne deviendra scrofule ou rachitisme. Les maladies héréditaires ou innées se transmettent sans mutation, ou du moins les changements qu'elles subissent portent, comme dans toutes les autres maladies, sur la forme, l'intensité, la complication, mais ne vont pas jusqu'à en altérer le type. Elles peuvent agir synergiquement pour favoriser le développement d'une maladie, mais voilà tout.
Les maladies Aittagonif^me entre (1cu:ï malasliei^. Des observaincompaUbkf. ^^^"^ Superficielles ou des vues théoriques ont porté quelques auteurs à soutenir qu'il y a des maladies incompatibles, c'est-à-dire qui ne peuvent exister en môme temps. Cette opinion n'est point fondée. Si la nature est ingénieuse pour créer, pour réparer, pour reconstituer, elle ne l'est