‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 205 sur 232 · CHALE UK ET FROID · texte numérisé non relu

CHALE UK ET FROID

nous paraissent aussi avoir une action très-marquée sur la circulation capillaire et la composition du sang. Ces deux dernières causes peuvent très-bien expliquer la fréquence des liémorrhagies dans un grand nombre de maladies des contrées équatoriales.

Actio» du l'roid. A côté de ces modifications essen- Action d» froid , tielles dues à la chaleur, nous devons placer les effets produits par le froid qui les feront mieux ressortir. G' est encore sur les mêmes appareils que ce modificateur agit avec le plus de force. Les disciples des écoles de Gos et d'Alexandrie, et leurs successeurs, ne cessent d'insister sur la part que prend cette cause dans la production des maladies, et spécialement de celles de l'appareil respiratoire.

Trois maladies, la pneumonie, la bronchite et la phthi- ,

^ ^ le développement

sie, ont été attribuées exclusivement ou en partie, au froid, des maladies Il ne saurait y avoir de doute au sujet des deux premières po'i"ne; maladies; tous les auteurs s'accordent à dire qu'elles sont des maladies de l'hiver, des contrées froides et surtout des pays à températures variables, du printemps et de l'automne. Quant à la phthisie, personne ne songe plus à en et de la phihisie. placer le développement sous l'empire du froid et des variations de température. Une cause, le plus souvent héréditaire, donne naissance à la diathèse, d'où sortira la tuberculisation pulmonaire, à une époque variable et sous l'influence de causes très-diverses . Parmi ces causes, il faut certainement mettre en première ligne le froid, et surtout le froid humide, mais en ne lui accordant qu'une part secondaire dans le développement de la phthisie. On ne doit le considérer que comme une cause prédisposante, et à peine peut-on lui donner la qualification de cause occasionnelle ? Ce n'est pas que le froid n'agisse puissamment sur l'appareil respiratoire, médiatement, en abaissant la tempéra- 111. 59

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ture, et par conséquent en obligeant le poumon, si abondamment pourvu de capillaires, à un surcroit d'action; mais il y a loin de là au développement d'un produit morbide hétérologue, tel que le tubercule. On peut seulement supposer que le trouble de la calorification générale retentit particulièrement sur l'appareil respiratoire et sur ses dépendances, dont la circulation est fortement altérée : de là toutes les formes de catarrhe, de bronchite, de laryngite, d'angine gutturale, de coryza, de grippes, de Du froid plcurésic. Lcs nouveau-nés, les enfants et les vieillards

"eues vLnianisr sont ccux qui ressentent le plus facilement l'action du froid ; il faut s'en prendre à ce que l'hématose pulmonaire est fortement troublée par ce modificateur. Les expé-

sur les voies nences d'Edwards ont prouvé que la calorification n'est

respiratoires ^ ^ ^

en général, pas chez cux aussi puissantc que chez l'adulte et les sujets fortement constitués. On trouvera peut-être que nous avons trop atténué l'influence du froid. Nous voudrions partager l'opinion, fort respectable d'ailleurs, de ceux qui lui accordent la plus grande part dans le développement des affections chroniques de poitrine; mais trop de faits lui sont contraires.

Des effets du froid Qn ne Sait pas exactement de quelle manière agissent

sur le système , , , i r • i i , . ■•

nerveux; IS' chalcur et le Iroid sur le système nerveux. A part la folie, qu'on croit plus fréquente dans les trois mois les plus chauds de l'année, il ne semble pas que les névroses du sentiment et du mouvement soient plu& communes en été qu'en hiver. Quelques-unes d'entre elles, comme le tétanos, le trismus des négrillons, la colique sèche des mers de l'Inde, les névralgies faciales et sciatiques, etc. , apparaissent surtout après l'exposition du corps à un froid vif ou apiès des changements brusques de température. La chaleur affaiblit le système nerveux après l'avoir

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