‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 206 sur 232 · C.IIALEUIl F/1" Kr.OII · texte numérisé non relu

C.IIALEUIl F/1" Kr.OII

excité ; il suffit alors d'une maladie légère pour que l'ataxie et l'adynamie se manifestent et que les accidents revêtent aussitôt un caractère grave. En parcourant la liste des maladies qui sont endémiques dans les pays chauds, ou peut se convaincre que la chaleur leur donne une violence et un caractère adynamique et putride qu'elles acquièrent moins souvent dans nos contj-ées. Quelques-unes même ne peuvent se développer, dit-on, sans un certain degré de température. La fièvre jaune a besoin de -|- 20" cenlig. ; elle disparaît quand le thermomètre monte à -|- 28" centigrades. (?)

Un effet moins douteux est celui que le froid déter- l'appareil raine dans les nerfs, les tissus musculaires et les parties «'uscuiaire; fibreuses qui ont reçu directement son action. Les douleurs, la paralysie, la contracture, qu'on qualifie souvent à tort de rhumatismale, n'ont pas d'autre origine. Nul doute cependant que le rhumatisme articulaire et musculaire qui se développe, sous le coup de la diathèse héréditaire, ne puisse être causé uniquement par le froid, surtout humide, dont l'action est, comme on le sait, plu? énergique que celle du froid sec.

Les fonctions de l'appareil digestil' et de quelques sur celui organes qui en dépendent, comme le foie et la rate, sont ''^ très-visiblement influencées par la chaleur sèche ou humide. C'est en partie à cette cause qu'il faut rapporteila fréquence des fièvres gastriques et bilieuses, des rémittentes bilieuses avec ictère, des congestions simples et phlegmasiques du foie, de l'hépatite suppurée, si commune dans l'Inde, au Bengale et dans les contrées chaudes, Broussais attribuait à cette chaleur une grande part dans la production des diarrhées et des dysenteries. Un relevé intéressant faitpar Annesley sur 13,000malades atteintsde

cette dernière affection, montre que 2,/iOO furent frappés pendant la saison froide, /i,500 pendant la saison chaude et sèche, 7,000 pendant la chaude et humide. Maladies Nous dcvous aussi chercher de quelle manière se trouve des reins, influencée la sécrétion urinaire. On a voulu établir une corrélation entre les maladies de la peau et celles des reins, en la fondant sur l'alternance fonctionnelle de ces deux organes ; malheureusement on ne sait rien de positif à cet égard. Les maladies des reins sont, il est vrai, trèscommunes dans les pays froids ; mais la néphrite, la gravelle, la pierre , l'hématurie et toutes les formes de catarrhe vésical si fréquentes en hiver et dans les pays froids, sont loind'être rares dans les contrées chaudes. Les maladies de la peau ne sont pas moins communes chez les peuples du Midi que chez ceux du Nord. Passage du chaud La plupart des effets que nous venons d'étudier apparau froid. tiennent, en réalité, aux vicissitudes du chaud et du froid ;

cependant il ne faut pas croire que le corps préalablement échauffé résiste moins au froid -, il est au contraire plus apte à contre-balancer les effets de la réfrigération ; mais il • faut que celle-ci ne se prolonge pas longtemps.

En résumé, nous étions fondé à dire, en commençant qu'il n'est pas d'agent plus actif et qui se fasse sentir sur un plus grand nombre d'organes que le froid ; qu'il agit en s' attaquant d'abord à la calorification et consécutivement à la respiration. C'est ainsi qu'il influence le système nerveux, la sécrétion cutanée, rénale et gastro-intestinale. Malgré le nombre et l'importance des travaux dont la chaleur a été le sujet, on ne sait rien de positif sur ses effets pathogéniques; trop de modificateurs cosmiques interviennent, en même temps, pour qu'on puisse isoler l'action que chacun d'eux exerce.

AIR ATMOSl'llÉlUgUE. 033

Lumière, électricité. L'influence pathogéniqne de la lumière et de l'électricité est trop peu connue pour que nous consacrions quelques lignes à des développements qui sont d'ailleurs dans tous les traités d'hygiène et de physiologie.

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